L’équipe soudée de sept travailleurs étrangers temporaires de la Ferme Hubert Sauvé, dont Anderson Leonel Gomez Carranza (à gauche), assis à côté de son père, Oscar Leonel Gomez Socoy. Photo : Gracieuseté de la Ferme Hubert Sauvé
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S'abonner maintenantAu plus fort de la saison de cueillette des fraises d’été, Alexandre Sauvé, de la Ferme Hubert Sauvé, à Salaberry-de-Valleyfield, en Montérégie, ne s’attendait pas à ce qu’une publication sur les réseaux sociaux, faite tout simplement entre deux tâches pour souligner le bon travail de son équipe de travailleurs étrangers temporaires (TET), suscite autant de commentaires.
C’est sa mère qui a d’abord pris une photo de leurs sept travailleurs guatémaltèques quand ils cassaient la croûte lors d’une pause. M. Sauvé a ensuite partagé la photo sur la page Facebook de l’entreprise, en remerciant en français et en espagnol le bon travail de son équipe de TET, « très soudée, étant composée soit de frères ou de cousins », mentionne-t-il en entrevue avec La Terre. « Ils sont très proches, ils cuisinent toujours ensemble et partagent leurs repas », ajoute-t-il, heureux de l’ambiance familiale que cela crée à la ferme.
Parmi eux, Oscar, qui revient travailler à la Ferme Hubert Sauvé depuis maintenant 14 ans, passe sa première saison en compagnie de son fils, Anderson, qui a rejoint l’équipe cette année. « Ça faisait longtemps qu’il voulait faire venir son fils, mais il y avait toujours de petites choses qui retardaient le processus – il n’avait pas encore 18 ans, des questions réglementaires par rapport aux logements que je devais régler avant – énumère M. Sauvé, qui a brièvement rapporté la petite histoire de ce duo père-fils dans son message sur Facebook.
C’est peut-être pourquoi autant d’internautes ont réagi à la publication, analyse après coup le producteur maraîcher, qui a été surpris par l’ampleur que tout cela a pris. En quelques heures, il a vu s’accumuler plus de 13 800 mentions J’aime, 280 partages et 1 300 commentaires, la majorité saluant les efforts et la vaillance des travailleurs étrangers temporaires qui viennent travailler dans les champs du Québec. « C’est fou, je fais régulièrement des publications sur la page de la ferme, et j’ai quelques commentaires, mais là, autant que ça, ce n’était jamais arrivé. Je ne sais pas trop ce qui s’est passé », s’étonne-t-il encore.
Entre-temps, le travail se poursuit dans les champs avec les renforts de sa valeureuse équipe de TET. Il observe évoluer le fils d’Oscar, qui apprend progressivement les rudiments du métier, en suivant les traces de son père. « Il est plus costaud que les autres », observe M. Sauvé.