Territoire 26 juin 2026

« Plein d’idées » pour Agro-Parc Québec

À quoi serviront les 400 000 $ récemment octroyés par le gouvernement du Québec à l’Alliance Agro-Parc Québec pour lancer les premiers projets de recherche sur les anciennes terres agricoles des Sœurs de la Charité, dans le secteur de Beauport, à Québec?

« On a plein d’idées pour remplir notre mandat, qui est de promouvoir l’agriculture urbaine à travers la formation et la recherche », répond Martin Garon, responsable du développement des affaires chez Agrinova et directeur général de l’Alliance, qui regroupe le centre de recherche Agrinova, la Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Capitale-Nationale–Côte-Nord, la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval, l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) et Moisson Québec. 

L’enveloppe prévue pour le projet d’Agro-Parc par le gouvernement du Québec est de 400 000 $ par année pour cinq ans, renouvelable annuellement, rappelle M. Garon. Le premier versement servira à embaucher un responsable des opérations terrain, pour gérer entre autres la location d’une partie des terres, déjà cultivée par deux fermes horticoles communautaires sélectionnées par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec après un appel de projets, il y a un an. « Il faut les guider afin de s’assurer qu’ils adoptent des pratiques culturales durables », précise Martin Garon. Une autre partie de l’enveloppe servira à l’entretien du terrain, dont le chemin d’accès et les cours d’eau, énumère-t-il notamment.

Côté recherche, un premier projet vient d’être lancé par l’équipe d’Agrinova sur un type de fourrage destiné à l’exportation. Un autre, prévu cet automne, vise à tester l’utilisation de biochar dans les sols. Le comité scientifique de l’Université Laval et de l’IRDA travaille sur des projets de recherche et de formation qui seront lancés en 2027. « On songe aussi à établir des collaborations avec le ministère de l’Environnement et des départements de foresterie pour faire des recherches dans la tourbière boisée sur le site », ajoute M. Garon.  

À long terme, l’objectif est de rendre le site autonome financièrement, puisque les équipes de recherche et les universités devront louer les parcelles servant à leur projet.  

Une place citoyenne 

De plus, le regroupement compte revoir la structure de son conseil d’administration pour ouvrir « une ou deux places » aux citoyens ou à un organisme qui les représente, mentionne le directeur général de l’Alliance Agro-Parc Québec.