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S'abonner maintenantLa production de volailles et d’œufs au pays a continué en 2025 sur sa pente ascendante des dernières années, selon Statistique Canada, qui a publié son bilan annuel le 27 mai.
Avec une production de volailles s’établissant à 1,6 milliard de kg, il s’agit d’une hausse de
0,7 % par rapport à 2024. L’augmentation aurait été bien plus importante si ce n’avait été de la chute de production de dindes et dindons, qui s’est établie à 139,5 millions de kg, soit une baisse de 12,3 % par rapport à l’année précédente.
C’est évidemment la production de poulets, y compris les poules à bouillir (poules pondeuses en fin de carrière), qui a tiré la volaille vers le haut avec un total de 1,4 milliard de kg, soit une hausse de 2,1 %.
Depuis la baisse enregistrée en 2020 à l’arrivée de la pandémie, la production de poulets n’a jamais cessé de croître annuellement.
Du côté des ventes, étant donné que les prix sont demeurés stables, elles ont suivi le rythme de la production. Pour la volaille, on parle de ventes de 4,5 milliards de dollars (+0,5 %), dont 4,1 milliards pour le poulet (+2,3 %) et près de 400 millions pour les dindes et dindons (-14,4 %).
Du jamais vu en 69 ans

Du côté des œufs – y compris de consommation et d’incubation –, 997,2 millions de douzaines ont été produites en 2025, une hausse de 9,2 % par rapport à 2024. Il s’agit de la plus importante augmentation annuelle depuis 1957. En fait, depuis 2005, la production d’œufs atteint un nouveau sommet inégalé chaque année. En termes de vente, il s’en est vendu pour 2,5 milliards de dollars, soit une hausse de 9,8 %.
« C’est une protéine vraiment prisée par les consommateurs et qui demeure abordable, se réjouit Sylvain Lapierre, président de la Fédération des producteurs d’œufs du Québec [FPOQ]. Les œufs ont été longtemps associés au déjeuner, mais là, on les retrouve pour bonifier les plats. Ça devient un aliment qu’on retrouve de plus en plus au menu dans les trois repas de la journée. »
Le président de la FPOQ souligne que pour répondre à ces hausses records, les producteurs ont été proactifs dans les dernières années. « Pour s’adapter aux nouvelles règles du bien-être animal, il y a eu beaucoup d’investissements visant à moderniser les poulaillers, et nos membres en ont profité bien souvent pour les agrandir. Un producteur qui a 10 000 poules pondeuses faisait souvent les rénovations en prévision d’en accueillir 15 000 dans les prochaines années », conclut Sylvain Lapierre, certain que le cap du milliard de douzaines d’œufs sera franchi en 2026.