Un plan de mesures d’urgence est un ensemble de mesures à mettre en place en cas de crise sanitaire, comme une épidémie de fièvre aphteuse, pour limiter les répercussions économiques et sociales sur la filière. Photo : Caroline Morneau/Archives TCN
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S'abonner maintenantLes Producteurs de lait du Québec (PLQ) et Les Producteurs de bovins du Québec (PBQ) travaillent à l’élaboration d’un plan de mesures d’urgence (PMU) pour intervenir plus efficacement si une crise sanitaire devait affecter leur secteur.
En ce qui concerne les troupeaux bovins, la fièvre aphteuse et la grippe aviaire hautement pathogène – laquelle a pour l’instant seulement touché des troupeaux bovins aux États-Unis – sont deux maladies qui suscitent les plus grandes craintes et qui ont motivé la mise en place d’un tel plan à l’échelle provinciale, bien que des plans existent déjà à l’échelle canadienne, précise François Dumontier, directeur des communications pour les PLQ. Or, ces plans sont souvent trop généraux et ne tiennent pas compte des spécificités locales, comme la diversité des élevages, précise-t-il.
Aidés par une subvention du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) de 102 000 $, les deux regroupements de producteurs ont démarré, en mars, le chantier de leur PMU. Un travail qui devrait s’échelonner jusqu’en septembre 2027 et qui s’inspire de ce qui se fait déjà du côté de la volaille et du porc, avec l’Équipe québécoise de contrôle des maladies avicoles (EQCMA) et de l’Équipe québécoise de santé porcine (EQSP).
La grippe aviaire hautement pathogène, qui a requis le dépeuplement de plusieurs poulaillers depuis 2021, a déjà prouvé l’utilité de ce genre d’équipe, principalement pour coordonner les actions sur le terrain et la communication entre les différents intervenants lorsqu’un cas est déclaré. « Mais on ne peut pas simplement faire un copier-coller d’un secteur à l’autre, puisque le plan doit être adapté aux spécificités de l’industrie bovine, concernant la biosécurité, le retraçage ou l’élimination des animaux », énumère Martin Pelletier, directeur général adjoint de l’EQCMA.
Une fiche d’information préparée par les PBQ et les PLQ sur le projet, que La Terre a pu consulter, énumère d’autres avantages. Parmi eux, celui de pouvoir réagir plus rapidement et efficacement en cas de crise, de mieux protéger le secteur en permettant de limiter les risques de propagation de la maladie d’une ferme à l’autre, et de mieux préparer l’industrie à cette éventualité, pour que chacun connaisse d’emblée son rôle et ses responsabilités. Il est par exemple prévu que les PLQ et les PBQ s’occupent des communications, en plus du contrôle des déplacements et de la gestion des permis, en collaboration avec les instances gouvernementales concernées.
Ils comptent consulter d’autres acteurs de la filière pour renforcer l’efficacité de leur PMU, dont l’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière, le Conseil des industriels laitiers du Québec, Agropur, Lactanet et l’Association des médecins vétérinaires praticiens du Québec.