Agricultrices 4 juin 2026

Josée Cadieux, engagée à créer un espace de valorisation

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Présidente des Agricultrices du Centre-du-Québec depuis l’automne dernier, Josée Cadieux n’en est pas pour autant à ses premières implications. Engagée, notamment, auprès des Éleveurs de porcs du Québec et conseillère municipale depuis novembre 2025, elle soutient que « l’apport des idées des femmes fait en sorte que la société ne s’en porte que mieux ». 

Josée raconte qu’à l’origine, elle était une vraie fille de Montréal – « bétonville », comme elle l’appelle –, mais qu’elle désirait travailler avec les animaux. Après avoir consulté le répertoire des universités, elle décide de s’inscrire en agronomie à l’Université Laval. C’est là qu’elle fera la rencontre de son conjoint, qui réside à Princeville, où elle ira s’enraciner et démarrer une carrière en agriculture.

« Sa famille et lui possédaient une exploitation laitière. Comme couple, nous avons acheté, en 2003, la ferme voisine qui était une porcherie, explique la productrice. Nous en avons fait un élevage de type pouponnière-engraissement. À l’époque, j’avais un emploi d’agronome, mais en 2007, je me suis dit que j’aimerais pouvoir vivre de l’entreprise, car notre production était à petite échelle. Nous avons choisi d’agrandir, puis d’y ajouter une culture de bleuets. »

Aujourd’hui, le duo est propriétaire des Élevages Prince, nom sous lequel les activités liées au volet porcin de l’entreprise sont regroupées, en plus de détenir la Ferme d’Evélyne, qui désigne la bleuetière de 3 000 plants mise en place au fil des ans sur ses terres. Souhaitant que le grand public puisse mieux connaître l’agriculture, Josée Cadieux a même donné une orientation agrotouristique à la Ferme d’Evélyne en y offrant, notamment, de l’autocueillette.

Josée Cadieux est copropriétaire des Élevages Prince, une entreprise porcine, en plus de détenir la Ferme d’Evélyne, une bleuetière de 3 000 plants.

Souligner les accomplissements des femmes

Engagée auprès des Agricultrices du Centre-du-Québec depuis plusieurs années déjà, la Princevilloise y a d’abord occupé un poste d’administratrice, avant d’en être vice-présidente, puis présidente en septembre dernier lorsque sa prédécesseure est partie. « J’ai levé la main et accepté de relever le défi! Mais l’implication, ça fait quand même assez longtemps – au niveau de l’UPA, entre autres –, et ça touche également des sphères hors de l’agriculture! » 

Parmi les réalisations de l’organisation qui suscitent la fierté de la nouvelle présidente figure le gala Agri-elle, qui en est à sa troisième année et dont Josée fait partie du comité depuis les débuts. L’événement automnal vise non seulement à reconnaître les accomplissements d’agricultrices présentant divers profils, mais aussi de femmes gravitant dans le milieu, qu’il s’agisse d’une conseillère municipale ou de l’employée d’un fournisseur de biens et services…

« Justement, en ce qui concerne les Agricultrices du Centre-du-Québec, je dirais que c’est un espace pour venir se valoriser, souligne la dirigeante. Les femmes se demandent souvent si elles sont à leur place, si elles ont l’étoffe pour siéger dans une organisation, mais je crois qu’il faut passer par-dessus ça et se dire que oui, c’est possible! Nous exigeons beaucoup de nous-mêmes. Nous devons nous enlever cette pression et commencer quelque part… »