Hélène Fillion et son conjoint se promènent maintenant dans différents événements avec leur retraité. Photos : Martin Ménard/TCN
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S'abonner maintenantSAINT-HYACINTHE – Il pourrait passer inaperçu parmi d’autres chevaux bruns, mais son histoire, elle, n’a rien de banal. Un cheval de course présent au Salon du cheval du Québec a la particularité d’avoir remporté 1,7 M$ en bourses au cours de sa carrière.

« Un cheval de même, tu pognes ça une fois dans ta vie! » s’exclame l’éleveur Bertrand Ayotte, de Mirabel, propriétaire de l’animal avec sa conjointe, Hélène Fillion. Le cheval, qui se nomme The Real One, est désormais à la retraite. Âgé de 16 ans, il a coursé jusqu’à ses 14 ans. « Il a fait plusieurs tracks. Il a 74 wins, peut-être 70 deuxièmes places et environ 62 troisièmes. Il collectait son chèque quasiment toutes les courses. C’est rare qu’un cheval va ramasser 1,7 M$ sur autant de courses. D’habitude, un cheval va faire de l’argent en gagnant une grosse bourse, par exemple, 500 000 $, mais lui, il a gagné vraiment beaucoup de courses », explique fièrement son copropriétaire, rencontré à Saint-Hyacinthe, le 22 mai.
Chance
C’est un peu par chance que le couple a mis la main sur The Real One.
Quand il avait deux ans, il avait été mis à vendre sur un encan en ligne. Il avait trois courses de faites. Sûrement que son propriétaire pensait qu’il n’allait pas monter pour faire l’élite. On l’a acheté un peu par hasard.
Le couple l’a pris sous ses ailes. « On l’a amené faire la Western Fair, en Ontario, où il a gagné le demi-mille (800 mètres). Après, il a regagné le demi-mille dans une autre course. On voyait que le demi-mille, c’était sa track. Ensuite, il s’est mis à monter. On l’a envoyé aux États, dans les États de New York et du New Jersey. Il a coursé des années; il a fait à peu près 340 départs. C’est quand même du stock », détaille l’éleveur. Le couple a empoché la majeure partie des 1,7 M$, qu’il a notamment investie dans l’achat d’autres chevaux.
Aujourd’hui, The Real One savoure sa retraite. « Il ne s’est jamais blessé, il a arrêté, car l’âge maximal, c’est 14 ans pour courser. Maintenant, on le met dehors au champ vers 8 h et on le rentre le soir à 17 h. L’an passé, il a coursé pour le fun au Québec. Ç’a vraiment été un cheval d’exception, le cheval d’une vie », affirme Bertrand Ayotte.