Grandes cultures 12 mai 2026

Des conditions de semis qui donnent l’urticaire

Après un printemps misérable en 2025, les producteurs de grains se croisaient les doigts pour obtenir plusieurs journées consécutives de chaleur et de soleil pour ensemencer leurs sols en ce début mai, mais ils n’ont pas été exaucés pour l’instant.

« Hier, il pleuvait un peu. Les prévisions indiquent que demain, il mouillera à partir de midi. Et c’est froid. Il faisait 2 °C ce matin. C’est épouvantable! On avait bien des espoirs de semer cette semaine, mais ils annoncent encore de la pluie », a commenté Nicolas Mailloux, dela Ferme Mailloux et Fils, à Granby, en Estrie, le 12 mai.

En Montérégie, Stéphane Beauregard a démarré son tracteur le 11 mai pour semer ses champs même si les conditions de sol ne sont pas optimales. « Soit qu’on sème maintenant ou on attend au 20 mai. Si c’est ça, il faudra changer les hybrides, car rendu après le 15 mai, ce sera trop tard pour du tardif », décrit le propriétaire de la Ferme Stéphane Beauregard, à Saint-Jean-Baptiste.

Il hésitait donc entre semer maintenant, dans des conditions moins optimales, des variétés tardives procurant souvent de meilleurs rendements ou attendre de meilleures conditions et semer des variétés hâtives. Il a décidé de se lancer et d’opter pour les variétés tardives. Son travail du sol du 11 mai créait cependant davantage de mottes qu’à l’habitude. « Habituellement, on se perd dans la poussière, mais ce n’est pas ça présentement. Je me dis qu’il faut mettre les grains dans la terre et on verra ce que ça fera. Les fenêtres de semis sont de plus en plus courtes, alors à un moment donné, il ne faut pas rêver en couleurs pour attendre des conditions parfaites. »