En juin, Savoura devrait se porter acquéreur de la majorité des actifs des Productions horticoles Demers. Photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantEn juin, Savoura devrait se porter acquéreur de la majorité des actifs des Productions horticoles Demers.

« Notre offre a été retenue », a indiqué à La Terre le président de Savoura, Luc Prévost, en expliquant qu’une entente de principe a été conclue dans le cadre d’un processus de sollicitation d’investisseurs mené par le syndic PricewaterhouseCoopers et supervisé par la Cour supérieure du Québec.
Rappelons que le 8 janvier, avec une dette de près de 98 M$, l’entreprise de Lévis s’est placée à l’abri de ses créanciers en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité. Elle attribuait ses difficultés financières aux pratiques de dumping en provenance du Mexique, à un virus qui affectait les tomates et à l’augmentation de sa facture énergétique.
La transaction devra toutefois être approuvée par les autorités réglementaires et la Cour. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé, mais les activités de Demers ont été maintenues depuis le 8 janvier.
« On est ravis de la nouvelle parce que c’est en plein dans les mêmes cordes qu’on opère depuis toujours [soit la production de tomates et de fraises en serre]. Donc, on suit les instructions de la Cour. C’est un processus qui va encore durer un mois à peu près, avant le closing. Puis, pendant le prochain mois, on doit s’assurer qu’on est capables de faire une transition harmonieuse ».
Aucun changement prévu
On s’enligne pour ne faire aucun changement ni à court ni à moyen terme.
En saison, près de 350 travailleurs sont à l’emploi chez Demers, incluant des travailleurs étrangers temporaires. Le 8 mai, les dirigeants de Savoura et de Demers ont rencontré les employés à Lévis pour leur annoncer que les postes seront conservés.
Il est toutefois trop tôt pour savoir si la marque de commerce Demers, sous laquelle sont commercialisés les produits dans les chaînes d’alimentation, les grossistes et les fruiteries du Québec et de l’est du Canada sera maintenue à long terme.
Pas d’appétit pour la culture en champs
La vente des terres de la famille Demers, sur lesquelles sont cultivés des petits fruits en champs, fait toujours l’objet de négociations. « On a des discussions avancées avec la famille pour leur revendre cette partie-là, à laquelle ils tiennent beaucoup, bien entendu. Ça fait partie de leur patrimoine. Et nous, on n’a aucun appétit pour se lancer dans la culture de champ », dit Luc Prévost en expliquant avoir procédé à l’acquisition par solidarité envers un joueur de l’industrie.
« Un fleuron qui sauve un fleuron », souligne-t-il en insistant toutefois sur l’importance d’obtenir un soutien gouvernemental pour aider des entreprises serricoles à traverser des crises comme celle de Demers.
La transaction ferait de Savoura la plus importante entreprise serricole du Québec. Les deux sites de production de Demers ajouteraient 27 hectares aux 39 hectares déjà exploités par Savoura à travers le Québec.