Certains champs des Fermes Longprés, à Les Cèdres, attirent le regard. Surtout du haut des airs. Maïs, pois, blé et soya y sont cultivés selon la pratique des bandes alternées. Photo : Gracieuseté de Matthew Dewavrin
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S'abonner maintenantLe frass, ce fumier d’insectes en émergence, le gypse, ou encore la culture en bandes alternées pourraient bien se retrouver un jour dans un champ près de chez vous. Ces nouvelles options de fertilisation en régie biologique et cette méthode de culture moins connue animent des chercheurs et experts québécois.
De façon générale, leurs travaux ratissent large et s’intéressent tant à la fertilité des sols qu’à l’utilisation de différents fumiers, engrais, composts et nutriments.
« Trouver des fertilisants biologiques, on sait que ça représente malgré tout un défi de taille au Québec », relève Julie Mainguy, professionnelle de recherche, fertilité des sols et nutrition des cultures à l’Institut de recherche et développement en agroenvironnement (IRDA).
Outre l’IRDA, le Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+), de même que des institutions universitaires et gouvernementales, cherchent également à ouvrir le champ des possibles en matière de fertilisation et de santé des sols.
Et ce travail n’est pas vain, estime Lotfi Khiari, professeur titulaire en gestion des sols et des fertilisants à l’Université Laval, à Québec. L’intérêt des agriculteurs est bien présent pour de nouvelles pratiques ou de nouveaux produits, a-t-il constaté.
« Les producteurs sont allumés, confirme Annie-Ève Gagnon, entomologiste et chercheuse à Agriculture et Agroalimentaire Canada. Mais ils peuvent avoir besoin d’accompagnement parce que ce n’est pas facile de changer ses habitudes. »
Chose certaine, les producteurs à la recherche de solutions pour nourrir le sol et les plantes ont de nouvelles options à explorer.