L’évaporateur au bois demeure le meilleur choix pour Vincent Poisson, surtout dans un contexte où le prix du mazout fluctue et où les aléas climatiques occasionnent des pannes de courant. Photo : Gracieuseté de Vincent Poisson
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantLe conseiller acéricole Vincent Poisson est également aux commandes de l’érablière de 10 000 entailles de sa famille. Devant les frais d’investissement élevés d’un évaporateur électrique – lequel est vulnérable face aux pannes d’électricité – et les hausses de prix du combustible des évaporateurs au mazout, il conclut que pour les érablières de moyenne taille, le meilleur choix demeure l’évaporateur au bois. « Si tu comptes le coût de la corde de bois par baril de sirop, ça reste la meilleure solution. Ceux qui disent que c’est plus d’ouvrage de couper le bois, pas vraiment, car il faut de toute façon que tu aménages ton érablière [en coupant les arbres peu rentables] si tu veux qu’elle soit plus productive. »
Un évaporateur au bois a aussi l’avantage de fonctionner lors d’une panne de courant avec une génératrice modeste. « On en a acheté une usagée qui se branche derrière le tracteur qu’on a payé 3 000 $. Je ne peux pas tout faire marcher en même temps, mais je peux pomper [l’eau d’érable], concentrer et faire marcher l’évaporateur. Lors d’un verglas ou n’importe quoi, on est capables de fonctionner », argue-t-il.