La récolte de foin et de plantes fourragères s’annonçait prometteuse au début de la saison 2025, mais la météo a joué les trouble-fêtes. Photo : Gracieuseté du CQPF/Ferme Milton Farm
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S'abonner maintenantLa récolte de foin et de plantes fourragères s’annonçait prometteuse au début de la saison 2025, mais la météo a joué les trouble-fêtes, comme elle l’a fait pour plusieurs productions agricoles. Résultat : les stocks sur les fermes sont actuellement un peu plus bas qu’à l’habitude et font l’objet d’une gestion serrée.
« Ceux qui achètent pour revendre commencent à avoir de la misère à trouver les produits qu’ils cherchent », fait valoir le président du Conseil québécois des plantes fourragères (CQPF), Vincent Audet.
« On ne parle pas de pénurie ou de crise, comme on a déjà vécu. Mais il y a quand même un déficit », ajoute-t-il.
Même son de cloche du côté de la chef de produit et de l’agronomie chez Maizex, Lyne Beaumont.
En général, les inventaires sont assez bas. En plantes fourragères, les producteurs n’ont pas eu les rendements souhaités pour la deuxième partie de la saison. Les rendements de maïs ensilage ont aussi été plus faibles. Ce n’est donc pas une saison record pour les fourrages sur les fermes.
Si les résultats de la première coupe ont pu surprendre, tant par leur volume que leur abondance, les choses se sont gâtées à la deuxième et à la troisième coupe, en raison de la sécheresse et des épisodes de chaleur.
Protection à revoir
Au début de 2026, un peu plus de 4,15 millions $ ont par ailleurs été versés à quelque 1 260 entreprises de foin et de pâturages en vertu du programme d’assurance récolte (ASREC), selon les données de la Financière agricole du Québec.

« Les paiements ne représentent pas directement la situation dans les champs », avance cependant Vincent Audet. Selon lui, des démarches, réunissant différents joueurs du secteur, dont le CQPF, sont en cours afin de trouver une façon d’améliorer la protection des producteurs de foin et de plantes fourragères.
À l’heure actuelle, relève M. Audet, le Programme d’assurance récolte ne couvre pas de façon optimale les besoins de cette production. « On espère qu’il va y avoir des ajustements qui vont refléter les différences entre un producteur qui cultive des fourrages pour l’autoconsommation (de son troupeau) et un autre qui cultive pour vendre », explique-t-il.
De façon concrète, illustre le président du CQPF, un producteur qui récolte des plantes fourragères pour faire des balles rondes enrobées peut se contenter d’une journée ou deux de beau temps, tandis qu’un autre qui vise du foin sec pour le vendre sur le marché de l’exportation devra patienter plus longtemps pour atteindre son objectif.
« Ce ne sont pas les mêmes critères et les mêmes besoins pour tous les producteurs. Et c’est ce qu’on souhaite faire reconnaître », affirme Vincent Audet.