Distinctions 6 mars 2026

Les as de la boucherie s’affrontent

Organisé depuis 2023, le concours qui permet aux meilleurs étudiants en boucherie de détail au Québec de s’affronter a pris du galon. Un volet réseautage pour les détaillants et les bouchers a été ajouté à l’événement tenu récemment à Joliette, dans Lanaudière.  

« On souhaitait permettre aux gens de la profession de se rencontrer », explique le président-directeur général de l’Association des détaillants en alimentation du Québec (ADAQ), Pierre-Alexandre Blouin. « Il existe peu, voire pas, d’événements pour ce secteur d’activités dans la province. »

Différentes conférences portant sur les réalités et les enjeux du milieu ont ainsi été présentées dans le cadre de ce qu’il est désormais convenu d’appeler la Journée de la boucherie. 

Le clou de l’événement demeure toutefois le concours de boucherie, où 20 étudiants provenant de 10 écoles de formation s’affrontent. Leur défi : débiter et préparer une pièce de viande complète – du porc, cette année – pour démontrer aux juges leurs aptitudes à la rentabiliser et à l’apprêter.

Olivier Cournoyer et Zachary Coulombe, de l’École hôtelière de Lanaudière, ont remporté les honneurs de la compétition. 

Encore en pénurie 

Selon M. Blouin, le concours a été lancé pour mousser la profession de boucher, « essentielle aux opérations des commerces de détail en alimentation », et pour laquelle une pénurie de main-d’œuvre est observée.

Dans la foulée, le programme de formation professionnelle a en outre été révisé, selon une formule d’alternance travail-­études. Quelque 600 étudiants l’ont complété depuis 2019 et 170 personnes y sont actuellement inscrites.

« Ç’a l’air d’un gros chiffre, mais on en a besoin d’encore plus pour pallier la pénurie de main-d’œuvre, dit le PDG de l’ADAQ. Il n’y a pas si longtemps, il manquait plus de 2 000 bouchers. On n’a pas encore renversé la tendance. »

Le porc rayonne

Partenaires de l’événement, Les Éleveurs de porcs du Québec se réjouissent d’avoir pu faire « rayonner », tant la viande que la production, à cette occasion.

« Avec les coûts qui augmentent toujours à l’épicerie, le porc s’en sort bien dans les protéines animales », fait valoir Sébastien Coutu, conférencier lors de la Journée et président du Syndicat des éleveurs de porcs de la région Lanaudière–Outaouais–Laurentides. 

Également producteur à Saint-Thomas-de-Joliette, M. Coutu souligne entre autres que de nouvelles coupes ont été développées, dont l’osso buco et la bavette de porc.