L’Arterre a participé, en 2024, au maillage fructueux d’Éméric Kangnidé, qui a acquis l’élevage porcin d’Alexandre Coupal, à Saint-Bernard-de-Michaudville, en Montérégie. Photo : Gracieuseté de L’Arterre
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S'abonner maintenantLa fin annoncée des services de maillage de L’Arterre en Montérégie fera à nouveau fondre le nombre de MRC desservies au Québec. Malgré tout, les « signaux sont positifs » pour que les activités se poursuivent dans les autres régions de la province, assure le coordonnateur de L’Arterre, Benoit Curé.
À compter du 1er avril, le service, qui a pour mission d’aider la relève non apparentée à reprendre des fermes d’agriculteurs cédants, sera offert dans 42 MRC, contre 82 en 2019.
L’Arterre est soutenu en région par des ententes sectorielles. Plusieurs régions nous ont confirmé leur renouvellement, d’autres ont encore un an avant d’en arriver à un renouvellement. Il y a aussi des régions où des discussions sont en cours. Les échos qu’on a sont malgré tout positifs.
Selon lui, une réflexion serait en cours dans Chaudières-Appalaches, où L’Arterre, dont les services ont, par le passé, été offerts dans cette région, pourrait effectuer un retour. Les régions de Québec et de Lanaudière ont pour leur part développé des modèles de maillage distincts.
La Montérégie, où le service était présent dans sept des 13 MRC du territoire, a décidé de cesser d’offrir les activités, car l’entente de cinq ans, financée à 80 % par le Fonds régions et ruralité — volet 1, prendra fin le 31 mars.
« On recevra d’autres fonds, mais on n’a pas encore décidé comment on les utilisera, fait valoir la directrice générale de la MRC des Maskoutains, Jessica Marion. Il y a d’autres enjeux plus grands, dont le coût des terres agricoles et la difficulté d’obtenir du financement. »
Dans ce contexte, la demande était moins présente et les jumelages plus difficiles, selon Mme Marion. On recense neuf maillages en 2022, 15 en 2023 et quatre en 2024. Les statistiques de 2025 ne sont pas disponibles.
Un rôle à jouer
« C’est certain que le contexte est difficile, convient Benoit Curé. C’est difficile d’amener des projets à terme. Mais je pense que c’est dans un contexte comme ça que l’accompagnement, qui est la force de L’Arterre, a d’autant plus d’importance et se justifie. »
« On a un rôle à jouer », ajoute-t-il en précisant que, dans un monde idéal, L’Arterre bénéficierait d’un financement provincial.
« Cette décision [de la Montérégie] envoie un message préoccupant quant au soutien accordé à la relève et à l’avenir de l’agriculture de proximité », a commenté par voie de communiqué Carianne Lemire, vice-présidente de la Fédération de la relève agricole du Québec et présidente de l’Association de la relève agricole de la Montérégie-Ouest.