Plusieurs agriculteurs ont manifesté leur opposition face au projet de TGV à Berthierville, dans Lanaudière, le 19 février. Photo : Gracieuseté de la Fédération de l’UPA Lanaudière
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S'abonner maintenantLes mobilisations se multiplient du côté des fédérations régionales de l’Union des producteurs agricoles (UPA) pour dénoncer les effets du projet de train à grande vitesse (TGV) reliant Québec et Toronto, ainsi que ceux du projet de loi C-15, qui supprimerait certaines dispositions de la Loi sur l’expropriation.
Le 19 février, la Fédération de l’UPA de Lanaudière a organisé une deuxième sortie publique pour manifester son opposition au projet, cette fois en marge des consultations publiques du promoteur Alto à Berthierville. « Quand tout le monde va prendre conscience que leur garde-manger va être attaqué, tout le monde ensemble, on va être des petits David contre un gros Goliath. Et dans cette histoire-là, on le sait : c’est David qui gagne », a indiqué la présidente des Producteurs de grains de la région, Johanne Pagé.
Lors des consultations d’Alto, à Mirabel, le 24 février, une centaine de manifestants accompagnée d’un important convoi de tracteurs a dénoncé ce projet, qui mettrait selon eux en péril la souveraineté alimentaire du pays, la survie des entreprises agricoles et la relève. Alors que le souvenir des expropriations pour la construction de l’aéroport de Mirabel est encore douloureux, la Fédération de l’UPA Outaouais-Laurentides, l’instigatrice de l’évènement, a invité ses membres à signer une pétition demandant que les dispositions concernant les expropriations, dans le projet de loi C-15, ne soient pas modifiées. Rappelons que dans sa forme actuelle, le projet de loi limite les droits de recours des propriétaires, accélère les processus d’expropriation, supprime les audiences publiques obligatoires et permet des avis par courriel pour ce projet ferroviaire.