En 2025, deux vétérinaires sur cinq ont été embauchés dans un de leurs lieux de stage en milieu agricole. Photo : Parilov/Shutterstock
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantFace au succès du programme de stages du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) visant à inciter les futurs vétérinaires à exercer dans le milieu agricole à la fin de leurs études, le ministre de l’Agriculture Donald Martel a confirmé le renouvellement, le 20 février, de l’Initiative ministérielle pour des stages incitatifs en médecine vétérinaire dans le domaine bioalimentaire.
Depuis 2019, le MAPAQ a rémunéré les stages de 600 étudiants dans des établissements vétérinaires spécialisés dans les animaux de ferme (bovins laitiers et de boucherie, porcs, volailles et petits ruminants), ainsi qu’à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. Une initiative qui s’inscrit dans une stratégie visant à pallier la pénurie de médecins vétérinaires en région.
Selon un sondage du MAPAQ, 41 % des 96 étudiants en médecine vétérinaire ayant effectué un stage en milieu agricole en 2025 ont obtenu un emploi dans un de leurs anciens lieux de stage. Cela représente un ratio de deux étudiants sur cinq.
Le sondage révèle également que 96 % d’entre eux souhaitent exercer leur profession dans le secteur bioalimentaire à l’issue de leur stage. « Ces résultats confirment que les stages représentent un levier concret pour attirer et retenir la relève vétérinaire, tout en répondant aux besoins des producteurs dans l’ensemble des régions du Québec », a indiqué le ministère par voie de communiqué. Le nombre de stages s’est également accru depuis les six dernières années. De 44 stages effectués en 2019, il y en a eu 147 en 2025.
Pour les années 2027-2028 et 2028-2029, la nouvelle initiative ministérielle sera dotée d’une enveloppe de 700 000 $.
« On s’est engagés à soutenir le milieu agricole, à favoriser un environnement d’affaires compétitif, et ces stages sont une réponse concrète à un problème criant chez nos producteurs, pour qui l’accès à des services vétérinaires est difficile. La production animale est un pilier de l’économie agricole. C’est donc essentiel qu’elle puisse compter sur des services de qualité partout sur le territoire. J’encourage vivement les étudiants à découvrir toute l’étendue des possibilités qu’offre ce secteur de la médecine vétérinaire », a souligné le ministre Martel.
Le 2 mars à encercler au calendrier
Pour les stages de l’année 2026, les étudiants inscrits à temps plein au programme de doctorat de premier cycle en médecine vétérinaire de l’Université de Montréal (campus de Saint-Hyacinthe ou de Rimouski) ont jusqu’au 2 mars pour trouver un milieu de stage et s’inscrire auprès de la Faculté.
Les montants d’aide financière de base varient de 2 700 $ à 3 400 $ pour chaque stage réalisé. Les étudiants qui choisissent toutefois une clinique vétérinaire faisant face à des défis d’attractivité et de maintien des services vétérinaires bénéficieront d’une bonification correspondant à 20 % de l’aide financière de base. Ces cliniques sont situées dans les régions administratives de la Capitale-Nationale, de Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, de l’Outaouais, de l’Abitibi-Témiscamingue, des Laurentides et de la Côte-Nord.