Ovins 28 janvier 2026

Une étude pour suivre la trace de l’agneau léger

Qu’arrive-t-il avec l’agneau léger après son passage à l’encan? C’est à cette question que les Éleveurs d’ovins du Québec (LEOQ) souhaitent répondre en lançant une étude pour mieux comprendre les besoins de ce marché qui fluctue au rythme des grandes fêtes religieuses.

Rappelons qu’une partie de l’agneau produit dans les fermes du Québec est vendu dans les encans d’agneau léger (environ 27 à 36 kg), dans un marché qui n’est pas contrôlé par LEOQ, contrairement à l’agneau lourd. 

« Une fois vendu, on perd donc la trace de cet agneau-là. On ne sait pas quel pourcentage passe par nos abattoirs ou s’en va vers d’autres marchés [que le Québec] », mentionne Jimmy Lapointe, président de LEOQ. 

Jimmy Lapointe
Jimmy Lapointe

L’organisation, en collaboration avec la table filière ovine, qui pilotera le projet, est en attente d’un financement du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec pour amorcer cette étude, qui se penchera donc sur les grandes demandes des acheteurs sur ce marché, pour essentiellement aider les éleveurs à mieux se préparer.  « Le but, ce n’est pas de contrôler le marché, c’est juste d’essayer de le comprendre. Tu sais, les producteurs, on envoie nos agneaux quand on pense que ça va être le meilleur moment, mais au final, on n’a aucune idée des besoins des acheteurs, en fonction des poids et selon les périodes de l’année. Ça fait que de savoir un petit peu tout ça, ce serait aussi bénéfique pour les acheteurs que pour les ­producteurs », estime M. Lapointe.

Un marché en évolution

Depuis une dizaine d’années, les tendances du marché démontrent une croissance soutenue de la demande et de la production d’agneau léger, alors que pour l’agneau lourd, cette tendance est plutôt en décroissance de 16 %. « La demande pour les agneaux légers de 65 à 80 livres (30-36 kg) a augmenté de 96 % depuis 2017, et celle pour les agneaux légers un peu plus petits, de 50-64 livres (22-30 kg), de 36 %. On doit donc s’interroger sur ce qui se passe, pour savoir quel créneau est le plus rentable et comment les éleveurs peuvent s’adapter aux besoins du marché », indique Marie-Claude Thibault, coordonnatrice de la table filière ovine.