L’ancienne directrice générale du Groupe ADEL, Manon Cambefort, est devenue la conseillère politique et l’attachée de presse de la députée indépendante de Rimouski, Maïté Blanchette Vézina. Photo : Gracieuseté de Manon Cambefort
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S'abonner maintenantLes activités du Groupe ADEL, cet abattoir de Luceville, dans le Bas-Saint-Laurent, n’ont pas été affectées par l’implication politique de son ancienne directrice générale, Manon Cambefort. Celle-ci reste actionnaire de l’abattoir tout en assurant les fonctions de conseillère politique et d’attachée de presse de la députée provinciale de Rimouski, Maïté Blanchette Vézina.
L’abattoir, il reste tel qu’il était, donc en fonction, avec les mêmes propriétaires. Pour l’instant, je ne suis pas une élue, je suis une employée, donc je n’ai pas eu à me défaire de mon actionnariat. En fait, ça n’a absolument pas chamboulé les opérations, parce que je n’étais plus dans l’abattoir depuis un an.
L’ancienne directrice générale explique avoir été mise en arrêt de travail après un épuisement professionnel vécu en 2024-2025. Lors de son retour progressif, elle s’est occupée d’autres dossiers, en télétravail notamment. « Au niveau des employés, il n’y a pas eu de changements. Ça faisait déjà un an qu’ils travaillaient sans ma présence au sein de l’entreprise », dit-elle.
En quête d’un nouveau défi professionnel et intéressée par la politique depuis de nombreuses années, Manon Cambefort a répondu à une offre d’emploi de la députée de son comté, l’ancienne ministre des Forêts, Maïté Blanchette Vézina. Celle qui a quitté la Coalition avenir Québec en septembre pour siéger comme indépendante se constituait une équipe. « Les étoiles étaient alignées. J’avais cette envie de changement, indique Mme Cambefort. Et quand elle est devenue indépendante, [j’ai réalisé] que c’est vraiment ça que ça me prenait pour faire le saut. Et je comprends maintenant pourquoi j’avais des barrières avant. C’est que je ne voulais pas, personnellement, et aux yeux aussi de mes entreprises et de mes associés, me coller à un parti politique en tant que tel. »
Depuis le mois de décembre, celle qui continue d’orchestrer la planification stratégique de l’abattoir tout en œuvrant pour la députée de Rimouski apprend les rouages du milieu politique. Les deux femmes partagent le désir de défendre les régions. « L’industrie bovine, ce n’est pas beau. On n’est pas dans une vision positive ou une vision qui nous laisse croire que tout va aller mieux du jour au lendemain. C’est un peu ça aussi, mon besoin d’aller en politique. C’est vraiment de pouvoir travailler sur les aspects terrain, les débattre, aller discuter des choses, souligne Manon Cambefort. Mais je ne vais pas en politique pour aller prêcher pour ma paroisse. Je vais en politique parce que j’ai envie de travailler at large pour les régions. Vraiment, je pense que les régions sont oubliées. Les régions sont au cœur de notre province et la concentration dans les grands centres, c’est un fait. C’est ça qui se passe. »
Rappelons que depuis octobre 2023, l’actionnariat du Groupe ADEL est divisé en parts égales entre quatre propriétaires, dont Manon Cambefort. Elle affirme que la situation restera telle quelle à moins d’un réel saut en politique à titre, cette fois, de députée.