L’entreprise Productions horticoles Demers a été mise sur pied en 1960 et produit principalement des tomates et des fraises. Photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantLe producteur de tomates et de fraises Productions horticoles Demers veut se protéger de ses créanciers en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.
L’entreprise a attribué ses difficultés financières aux pratiques de dumping en provenance du Mexique, à un virus qui affecte les tomates et à l’augmentation de sa facture énergétique, dans un communiqué publié le 8 janvier.
Demers espère que ce sursis lui donnera le temps de trouver de nouveaux capitaux ou un acquéreur.
Dans l’intérim, l’entreprise poursuivra ses activités, a assuré son président-directeur général, Jacques Demers. « Notre priorité est de préserver les emplois, d’être présents pour nos employés et de continuer à offrir des produits de qualité à nos clients », a déclaré le dirigeant dans un communiqué.
L’entreprise a mentionné qu’elle n’a pas l’intention de faire de commentaires au-delà du communiqué.
CE QU’ILS ONT DIT
On doit prendre ça comme un signal d’alerte, parce que Savoura, on est chanceux d’être viables, mais on est loin d’être rentables et c’est dangereux pour l’industrie au complet. Si de grands joueurs comme Demers ne réussissent pas, je peux juste imaginer la difficulté d’un joueur de moyenne et de petite taille
C’est vraiment dommage, parce qu’en fin de compte, le gouvernement encourage d’un côté, puis il laisse tomber de l’autre bord. Il encourage à faire doubler la superficie et de l’autre côté, au niveau de [la tarification carbone] et des emballages – je sais qu’eux autres, ça leur a coûté très cher – il désavantage de l’autre côté par rapport à l’Ontario. Je trouve que c’est dommage parce que ça fait perdre confiance dans la filière des serres et ça n’encourage pas les financiers [à nous prêter].
Je suis estomaqué. J’espère qu’on va garder nos serres au Québec parce que c’est important.
Je trouve ça bien désolant, après le nombre d’années derrière la cravate, 30 ans de métier facile. Il y a plein de facteurs cumulés, d’après moi, qui font que ce n’est vraiment pas facile. […] Mais il n’y a rien qui baisse et nous autres, nos produits, quand on vient pour les vendre, on est challengés par le Mexique, les États-Unis. Les grandes chaînes cherchent le prix du Mexique avec un produit québécois, avec les contraintes comme le salaire minimum qui n’arrêtent pas d’augmenter. Nous autres, on ne trouve plus notre compte.
Je connaissais les serres Demers que de nom, mais c’est un fleuron québécois! C’est bien dommage pour le secteur agricole de la province.
Propos recueillis par Myriam Laplante El Haïli / La Terre de chez nous
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