Politique 19 décembre 2025

Discorde autour de l’importation de fausses poules de réforme

Lors de l’étude des crédits budgétaires agricoles à Ottawa, le 8 décembre, le ministre de l’Agriculture, Heath MacDonald, a fait état de la discorde entourant l’importation de poulet à griller étiqueté à tort comme de la volaille de réforme.  

Après une rencontre entre le ministre, les Producteurs de poulet du Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), il avait été convenu que l’ACIA se rende à l’Université Trent pour vérifier que le test ADN que l’établissement a développé en partenariat avec l’industrie était toujours approprié pour identifier les agents pathogènes qui permettent de différencier la poule de réforme du poulet à griller. Si ce test était systématiquement utilisé à la frontière, les éleveurs canadiens pourraient produire deux millions de kilogrammes de viande supplémentaires pour approvisionner le marché local. 

Or, le député du Bloc québécois Sébastien Lemaire a fait valoir que la rencontre qui s’est tenue à l’université ontarienne ne s’était pas bien déroulée, que le lien de confiance s’était « particulièrement effrité lorsque la vice-présidente de l’ACIA a laissé sous-entendre, assez clairement, qu’il n’y en aurait pas, de tests qui seraient faits, et qu’on laisserait l’importation de volaille frauduleuse prendre de la place sur les marchés sans vérifications ». 

Le ministre a répondu ne pas avoir été informé de ce rebondissement, mais le représentant de l’ACIA, assis à sa droite lors de l’exercice budgétaire, Robert Ianiro, s’est dit ouvert à poursuivre les discussions avec l’industrie et les autres partenaires en soulignant que le problème ne concernait toutefois pas la sécurité alimentaire, mais plutôt de fausses déclarations et des droits de douane.