Le ministre fédéral de l’Agriculture, Heath MacDonald, s’est engagé à ne pas sacrifier d’autres productions pour la gestion de l’offre lors de la renégociation de l’ACEUM. Photo : Myriam Laplante El Haïli/TCN
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S'abonner maintenantQUÉBEC – À l’aube de la renégociation de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) qui s’amorcera en janvier, le ministre fédéral de l’Agriculture, Heath MacDonald, a assuré aux producteurs réunis en congrès général, le 4 décembre, que la protection de la gestion de l’offre ne se fera pas au détriment des secteurs de production qui exportent sur le marché mondial.
« Pouvez-vous nous assurer que vous ne mettrez pas un secteur contre l’autre pendant ces négociations? » a questionné un producteur bovin au micro. « Oui », a répondu le ministre du tac au tac, ce qui a provoqué les applaudissements de la salle.
« Lorsque vous menez des négociations commerciales, vous devez faire preuve de beaucoup de prudence. Une décision que nous prenons en Chine pourrait avoir une incidence sur la façon dont les États-Unis réagissent à notre égard. Nous avons donc été très prudents et très discrets dans la façon dont nous avons mené nos activités, car nous ne voulions pas prendre une décision concernant une industrie ou un secteur ici qui aurait des répercussions sur une autre industrie ou un autre secteur ailleurs. Nous marchons sur une corde raide entre ces deux nations commerciales, mais nous en sommes très conscients », a-t-il expliqué aux délégués.
Plusieurs autres enjeux soulevés par les producteurs ont été entendus par le ministre. Parmi eux, le projet de train à grande vitesse qui, pour relier Toronto et Québec, « détruira nos fermes et nos rivières », a soutenu le président de la Fédération de l’UPA Lanaudière, Marcel Papin. « Nous vous demandons, en tant que ministre de l’Agriculture, de défendre l’agriculture, car c’est elle qui est attaquée », a-t-il mentionné. Le ministre a répondu que c’était « une très bonne question » et qu’il en ferait part à son homologue aux Transports.
Le ménage dans les programmes agricoles
Concernant les coupes budgétaires annoncées en agriculture dans le budget fédéral du 4 novembre, le ministre MacDonald a expliqué à La Terre qu’il effectue un nettoyage dans les programmes de son ministère. « J’appelle ça un nettoyage afin de nous assurer que les programmes que nous avons sont, premièrement, utilisés, deuxièmement, financés de manière appropriée et, troisièmement, que les agriculteurs les veulent », a-t-il mentionné.
Investissements privés
Le ministre MacDonald a également mentionné qu’il n’y avait pas d’investissements de sociétés de capital de risque en agriculture. « Nous explorons donc également cette voie. Pour la première fois, Financement agricole Canada a pris une participation dans une entreprise de la Colombie-Britannique. Cela nous permet, en tant que gouvernement, d’investir des fonds dans des programmes locaux, car les projets plus importants seront pris en charge par des sociétés de capital de risque, des sociétés de capital-investissement ou Financement agricole Canada. C’est important », a-t-il indiqué en entrevue.