Relève 18 novembre 2025

Un démarrage en grandes cultures, sans machinerie

Antoine Adam veut réussir ce tour de force de démarrer sa ferme de grandes cultures à Sainte-Élisabeth, dans Lanaudière, une région où le prix des terres est élevé. À 22 ans il a signé un prêt d’environ 2 M$ pour acheter la terre de 40 hectares de son oncle et ainsi former la première génération de la Ferme Antoine Adam avec l’aide de son père qui détenait déjà une propriété de 40 ha.

« J’ai eu la chance d’avoir un directeur de comptes chez Desjardins qui me connaissait par le biais de ma famille. Il savait que j’étais travaillant. Aussi, c’est parce que j’allais mettre les terres en bio, avec des prix plus élevés pour les récoltes, qu’il a accepté », explique le producteur. 

Son plan d’affaires n’inclut pas d’achat de machinerie. Il travaille plutôt à temps plein pour son voisin et ami, qui possède une ferme de grandes cultures. Ce dernier lui prête de l’équipement et effectue certains travaux à forfait chez lui pour une fraction du prix. 

Antoine élève aussi des taures à forfait dans une ancienne étable laitière et travaille l’hiver dans des opérations de déneigement. « Quand tu mets tous les efforts et tu fais des compromis, c’est possible de partir sa ferme. L’an passé, les états financiers de ma ferme étaient positifs. Cette année aussi. Je ne me prends aucun salaire. Mon objectif, c’est de payer mes dettes et, plus tard, d’acheter d’autres terres », expose-t-il.