Alexis rêvait de production laitière jusqu’à ce qu’il s’y lance en 2024. Photo : Gracieuseté de la Ferme Richard et Fils
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S'abonner maintenantUne ancienne ferme laitière de sept générations, située à Nouvelle, en Gaspésie, qui avait été démantelée en 2001, a repris du service lorsque Alexis Richard, 29 ans, a lancé sa propre production, en 2024.
Il a rénové un bâtiment pour en faire une étable moderne et a acheté son troupeau d’un producteur du Bas-Saint-Laurent qui quittait la production. « Quand les vaches sont arrivées, plusieurs personnes sont venues ici voir ça. Ils savaient que j’en parlais depuis que j’étais en secondaire 1 et que c’était mon rêve d’avoir un jour des vaches. Il y avait beaucoup d’émotions. On a célébré ça ensemble. Aujourd’hui, je suis vraiment content. Le rêve continue », dit celui qui a bénéficié du Programme de démarrage de production laitière, qui lui a permis d’acheter 30 kilos de quotas tout en ayant un prêt de 20 autres kilos portant sa production à 50 kilos.
Le fait d’être situé en Gaspésie lui fait profiter d’une mesure particulière à cette région, c’est-à-dire de lui donner priorité pour l’achat de quotas de producteurs locaux qui quittent la production, au lieu que ces quotas soient vendus ailleurs au Québec. Il devrait accroître ainsi ses volumes plus rapidement, anticipe-t-il.
Avec l’excellente qualité du foin des deux dernières saisons, sa production de lait est au-delà de ses attentes.
C’est rentable, car j’ai fait des sacrifices pour que ce le soit.
Son père et lui ont procédé eux-mêmes aux travaux de démolition et de rénovation. « Tout le monde disait que ça coûterait trop cher se loger, mais pour 300 000 $, on a refait l’étable », dit-il fièrement, précisant qu’il a rencontré un agroéconomiste pour rendre son projet réalisable. « Ça prend un second regard pour avoir des solutions sur quelque chose qui te fait bloquer », souligne le producteur.
Plusieurs équipements ont été achetés usagés pour diminuer les coûts et une grange froide servira à abriter les vaches taries et celles prêtes à vêler afin d’être conforme, à peu de frais, aux normes du bien-être animal. Il se dit également chanceux d’avoir pu trouver une terre peu dispendieuse que son père, un ancien employé d’Hydro-Québec, a pu l’aider à payer.