Territoire 14 novembre 2025

Agrinova pilotera le développement de l’Agro-parc

Le projet d’Agro-parc, sur les anciennes terres des Sœurs de la Charité, au cœur de la ville de Québec, vient de passer à la deuxième phase de son développement avec la sélection d’un consortium qui en assumera la gestion et qui pourra lancer de nouvelles activités dès 2026.

Ce consortium regroupe le centre de recherche Agrinova, la Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Capitale-Nationale–Côte-Nord, la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval, l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement et Moisson Québec. Le regroupement chapeauté par Agrinova aura pour mandat « d’assurer la direction de l’Agro-parc et de concrétiser sa mission, soit de protéger et de revaloriser les terres agricoles qui le composent, tout en favorisant l’implantation de pratiques et de modèles innovants en matière d’agriculture », a annoncé le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) dans un communiqué, le 14 novembre.

Pour être retenu, le projet devait être axé sur l’autonomie alimentaire, l’enseignement, la recherche et la préservation de l’héritage historique des lieux afin de devenir « une vitrine de référence en agriculture. » 

Yves Laurencelle
Yves Laurencelle

Dans le cadre d’une première phase lancée en novembre 2024, le gouvernement avait sélectionné les projets soumis par deux fermes horticoles, soit la Ferme des Ambassadeurs et la Ferme urbaine sociocommunautaire et écologique (FUSÉ), qui ont pu commencer à cultiver dix hectares, dès la saison 2025, sur le site.

Ces deux projets seront intégrés à l’ensemble des activités dorénavant gérées par Agrinova, a spécifié Yves Laurencelle, président de la fédération régionale de l’UPA, lors d’une entrevue accordée à La Terre. « Nous, on trouvait important d’être impliqués dans ce consortium pour faire en sorte que le site ne soit pas seulement consacré à la recherche, mais qu’il y ait aussi des agriculteurs qui puissent en bénéficier. Et je pense qu’avec les partenaires qu’on a choisis, on sera capables d’avoir les coudées franches pour que tout le monde tire son épingle du jeu », fait-il valoir.  

Il se réjouit d’ailleurs que la sélection du regroupement pour la gestion de l’Agro-parc ait été annoncée avant la fin de l’année, afin que de nouveaux projets puissent être prêts à démarrer dès le printemps.

C’est en 2022 que le gouvernement de François Legault s’était entendu avec la congrégation des Sœurs de la Charité de Québec pour l’achat de quelque 203 hectares de terres agricoles au coût de 28,7 M$. L’objectif était de garder la vocation de ces terres à haute valeur agronomique. En effet, environ 75 % des terres acquises sont des sols de classes 2 et 3, soit des sols d’une excellente qualité agronomique, précise le MAPAQ.