Photo : Gracieuseté de Jocelyn Leblanc
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S'abonner maintenantMême si la production de dindons a diminué de 13 % depuis six ans au Québec, Jocelyn Leblanc n’a pas hésité à investir près de 4 M$ l’an dernier dans la construction de deux couvoirs à ses installations situées à Saint-Hyacinthe.
« Moi, j’y crois pour deux raisons. C’est tout d’abord la meilleure viande pour la santé. Les athlètes olympiques en consomment et les nutritionnistes la recommandent beaucoup parce que c’est une excellente source de sélénium, un antioxydant. Et puis, je crois que l’avenir passe par la viande transformée et le marché de la découpe et non plus par le dindon entier congelé qu’on sert à Noël ou à l’Action de grâce », explique le propriétaire de LEBCO, qui produit plus de 600 000 kg de dindons par année.
C’est pourquoi Jocelyn Leblanc voit d’un œil favorable la transaction qui ferait passer la coopérative Exceldor dans le giron de Sofina Foods si le Bureau de la concurrence l’approuvait.
C’est une très bonne nouvelle pour l’industrie, car Sofina est un joueur majeur au Canada dans la transformation de la viande.
Dinde hachée et bacon de dinde à l’épicerie, sandwich à la dinde chez Tim Hortons : le vent tourne, estime l’aviculteur. « Mais il faut que les abattoirs investissent dans leurs installations, car actuellement, le dindon est l’enfant pauvre à côté du porc et du poulet », souligne Jocelyn Leblanc, qui rappelle que le plus important abattoir de dindons au Canada, détenu conjointement par Olymel et Exceldor à Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville, a renoncé à acquérir un équipement de 2 M$ nécessaire pour enlever certains nerfs dans les dindes de désossage en justifiant sa décision par un marché en déclin.
Campagne promotionnelle
De leur côté, les Éleveurs de volailles du Québec (EVQ) lançaient une campagne le 6 octobre dernier dans le but de remettre le dindon entier sur les tables de cuisine des Québécois. « On veut rejoindre les planificateurs de repas en leur rappelant qu’il n’y a pas de viande trop grosse et qu’on peut préparer le menu de la semaine au complet avec un dindon entier cuisiné le dimanche, par exemple », explique Corrina Fortin Pop, coordonnatrice marketing aux EVQ.
L’objectif est évidemment de briser le stéréotype associant uniquement la dinde au temps des Fêtes. Présente sur les médias sociaux, la campagne dirige le consommateur sur le site Web des EVQ où l’on retrouve un lien menant à 12 recettes faciles à préparer à base de dindon et à un coupon rabais de 10 $ sur l’achat d’une dinde de la marque Flamingo. La campagne se conclura à la fin novembre par la parution d’un livre de recettes de la collection 5-15.
« L’idée, c’est de remettre cette protéine-là sur le menu des familles québécoises en la présentant de façon simple. On a le temps de faire plein de choses pendant que ça cuit au four », conclut Corrina Fortin Pop.