Le nouveau ministre de l’Agriculture, Donald Martel, s’attaquera en priorité à l’allègement du fardeau administratif des producteurs agricoles. Photo : Myriam Laplante El Haïli/TCN
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S'abonner maintenantQUÉBEC – Le nouveau ministre de l’Agriculture, Donald Martel, s’est vu confier le mandat de faciliter la vie des agriculteurs par le premier ministre François Legault. Bien qu’il ait un an pour parvenir à cette fin avant le déclenchement des prochaines élections provinciales, le député de Nicolet-Bécancour misera en priorité sur l’allègement du fardeau administratif des producteurs.
« Quand monsieur Legault m’a demandé d’être ministre de l’Agriculture, il m’a dit : “Donald, je veux qu’on allège, qu’on facilite la vie des agriculteurs.” Et on va tout faire comme gouvernement pour réaliser des gains significatifs pour le milieu agricole. J’ai rencontré l’UPA [Union des producteurs agricoles], M. Legault a rencontré l’UPA. Je pense que notre message à cet effet-là, il est très clair », a-t-il souligné à La Terre, le 1er octobre, lors d’une entrevue dans les bureaux de son cabinet, à Québec.
Conscient qu’il ne pourra pas être sur tous les fronts dans le délai qui lui est imparti, le ministre Martel ciblera, en collaboration avec le milieu agricole, des problématiques « vraiment irritantes » sur lesquelles le gouvernement pourra intervenir dans la prochaine année. « La gestion des cours d’eau, je pense qu’il y a moyen d’améliorer toute la procédure et les demandes relatives à la gestion des cours d’eau en milieu agricole », a-t-il indiqué après un passage chez les Cousineau, des producteurs de brocolis aux prises avec un problème d’eau potable, en Montérégie. « Ils me montraient toute la paperasse qu’ils ont dû monter depuis 2018, les demandes qu’ils ont dû faire, qu’ils ont dû recommencer, et ils sont encore là-dedans. Je sais que ce n’est pas simple, toute la question de la gestion de l’eau, mais il faut prendre conscience de l’effort demandé aux agriculteurs et de l’argent qui est demandé pour réaliser tout ça », a-t-il indiqué.
En écho aux propos de M. Legault, qui, lors de son discours d’ouverture de la nouvelle session parlementaire, le 30 septembre, saluait le travail des fonctionnaires de l’État, Donald Martel compte mettre à contribution ceux qui œuvrent au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) pour rendre les agriculteurs plus concurrentiels, notamment au niveau international.
Plutôt que d’être dans une perspective de supervision ou de surveiller que des documents sont bien remplis, essayons de trouver des moyens de faciliter la vie. Au lieu de trouver des erreurs, cherchons des opportunités.
Sur le terrain avec la Financière
Si le premier ministre a mandaté le député du Centre-du-Québec de s’assurer que les négociations visant l’ouverture des marchés interprovinciaux ne créerait pas d’écueils pour le milieu agricole québécois, il lui a aussi demandé d’être à l’écoute des producteurs et d’être présent sur le terrain. Et le ministre compte emmener le nouveau président-directeur général de La Financière agricole du Québec, Stéphane Labrie, avec lui. « Je lui ai dit : “Moi, j’ai besoin que vous veniez avec moi. On va aller voir des producteurs directement dans leur champ pour s’assurer que nos programmes répondent bien à leurs besoins.” On a deux nouvelles paires d’yeux. Tout ce qui existe présentement, on ne remet pas ça en question, mais est-ce qu’on peut ajouter? Ça fait partie des défis que je me donne », soutient celui qui a visité près de 10 sites agricoles depuis le début de son mandat.
Dans un an, celui qui a occupé le poste de directeur général de la MRC Nicolet-Yamaska pendant 19 ans avant de remporter sa première élection, en 2012, souhaite être parvenu à faciliter la vie des agriculteurs et à accroître la rentabilité de leurs exploitations. « La solution au problème, ce n’est pas tout le temps l’argent, et des fois, on n’a pas besoin d’argent. On a juste à faire preuve d’imagination, être à l’écoute. Moi, je pense qu’il faut écouter les agriculteurs. J’ai des fermes chez nous qui en sont à la septième génération, huitième génération. Il y a [des connaissances] là-dedans. Il faut entendre. J’ai toujours aimé ça, leur parler, mais j’ai envie de leur parler encore plus compte tenu de mon nouveau rôle », indique Donald Martel.