Petits fruits 26 septembre 2025

Une « excellente année » pour les fraises qui se poursuit

De nombreux producteurs de fraises témoignent d’une saison exceptionnelle, comme on en voit peu, sur le plan tant de la qualité des récoltes que de la demande, qui ne fléchit pas, même avec l’arrivée de l’automne.

« C’est une excellente année », affirme sans détour une productrice de Sainte-Anne-des-Plaines, dans les Laurentides, Isabelle Charbonneau, dont les récoltes de fraises dureront encore plusieurs semaines.

« La demande est extrêmement forte. Au niveau des chaînes d’alimentation, il y a eu des promotions toute la saison, toutes les semaines », ajoute la copropriétaire de la ferme FraiseBec, signalant aussi de bons rendements et de bonnes ventes pour la framboise d’automne.
« On ne peut vraiment pas chialer, cette année. »

Le copropriétaire des Jardins Damaco, David Côté, qui cultivera encore des fraises d’automne jusqu’au 20 octobre, a un son de cloche similaire. « C’est une saison exceptionnelle, d’une qualité exceptionnelle. On voit une très bonne réponse au niveau des promotions, c’est bien timé avec les quantités disponibles. Encore cette semaine, on voit des rabais dans les grandes chaînes », a fait remarquer le producteur de Saint-Paul-d’Abbotsford, en Montérégie, le 23 septembre. 

Un engouement qui se poursuit à l’automne

À l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec, la directrice générale, Jasmine Sauvé, fait état d’un engouement hors du commun pour les petits fruits du Québec, engouement qui n’a jamais décéléré depuis le début de l’été.

Normalement, on voit un essoufflement avec les petits fruits d’automne, en août et septembre, mais cette année, la demande des consommateurs et des grandes chaînes pour les fraises et les framboises du Québec a été bonne, et bonne pendant longtemps.

Jasmine Sauvé

Une bonne année au champ

Dans l’ensemble, les rendements et la qualité de fruit ont été bons au champ, la majorité des producteurs de fraises et de framboises étant bien équipés pour faire face aux périodes de sécheresse et de canicule.

« Ç’a peut-être été un peu chaud dans le milieu de l’été; il fallait faire attention à nos apports d’eau, mais ça s’est bien passé dans l’ensemble. On préfère ajouter de l’eau qu’en avoir trop », expose David Côté, qui, contrairement à plusieurs producteurs de légumes, ne s’attend pas à une hausse marquée de ses coûts d’irrigation. Les systèmes au goutte-à-goutte qu’utilisent les producteurs de fraises, explique-t-il, sont moins énergivores que ceux par aspersion dont se dotent généralement les maraîchers.

La productrice Isabelle Charbonneau se réjouit de la saison sans maladies qui accompagne souvent une saison frappée d’un surplus d’eau.

« Quand il ne pleut pas beaucoup, il y a moins de pertes, pas de pourriture, pas de moisissure. Les fruits sont beaucoup plus beaux et se conservent mieux », remarque-t-elle.