Savoura : une histoire de saveur depuis 30 ans

Il y a maintenant 30 ans que les tomates cultivées en serre de la marque Savoura occupent une place de choix sur la table des foyers du Québec. Après trois décennies, la compagnie se classe parmi les plus importants producteurs de tomates cultivées autant en régie conventionnelle que biologiques avec 10 complexes serricoles répartis à travers le Québec. L’équipe de direction est déterminée à conserver et développer cette relation avec sa clientèle. Entretien avec trois membres de la direction de l’entreprise.

Quel portrait faites-vous de l’entreprise depuis votre arrivée en poste et quels sont vos défis?

Le nouveau PDG, Luc Prévost, est installé aux commandes de l’entreprise depuis quelques mois.

Luc Prévost – Évidemment, avant d’arriver, je savais que Savoura était une entreprise dynamique reconnue et appréciée par plusieurs générations de consommateurs. Depuis mon arrivée en poste, j’ai pris le temps de me familiariser avec le fonctionnement de l’entreprise et c’est ainsi que j’ai découvert à quel point il existe une grande flexibilité au sein de nos équipes pour relever les défis qui nous attendent. Nous nous trouvons dans un contexte très concurrentiel surtout avec la guerre commerciale lancée par nos voisins qui a bouleversé le marché. Mais il y a encore de nombreuses opportunités, de belles percées à réaliser. Et c’est dans cet objectif que nous développons une nouvelle stratégie. Nous travaillons à moderniser notre image de marque, à développer de nouvelles façons d’offrir nos produits aux consommateurs, par exemple avec de nouveaux emballages, en proposant des façons d’apprêter nos produits et aussi en diversifiant notre offre aux consommateurs. Tout ça, en nous assurant de conserver nos standards de qualité et en travaillant à être toujours plus performants. 

Savoura emploie environ 450 travailleurs qui sont répartis dans plusieurs régions, ce qui représente un défi de gestion. Comment y parvenez-vous?

Julie Gamache, vice-présidente Ressources humaines

Julie Gamache – Il faut d’abord rappeler que dans nos 10 complexes serricoles, plus de 80 % de notre main-d’œuvre est composée de travailleurs étrangers. L’intégration de ces travailleurs est l’un des défis que l’entreprise a relevé au fil des décennies pour faire en sorte que ces employés se sentent bien avec nous, qu’ils apprécient travailler pour nous. Évidemment, ça vaut aussi pour les travailleurs québécois, qu’ils soient dans les serres comme dans les services administratifs. Notre objectif est de faciliter l’intégration des travailleurs en maintenant une communication constante avec eux. C’est pourquoi ces employés sont formés et accompagnés non seulement sur leur lieu de travail, mais à tous moments dans leur quotidien. En fait, nous insistons pour montrer que leur travail a un sens, parce que notre réussite dépend de la réussite de ceux qui nous entourent.

Quelles sont vos priorités concernant la production et qu’en est-il de l’intégration des nouvelles technologies?

Richard Dorval, vice-président Production

Richard Dorval – Chaque année, nous changeons de variétés de tomate. Nous sommes donc toujours à la recherche de nouvelles variétés qui soient résistantes aux maladies et surtout, qui soient savoureuses. Nous sélectionnons des variétés qui offrent de bons rendements et qui sont à la hauteur de notre réputation. Pour être une tomate Savoura, elle doit être… savoureuse. L’automatisation des opérations, la robotisation, l’intégration de l’Intelligence artificielle dans le contrôle de la température dans les serres dans un contexte de changements climatiques, tout cela figure au nombre des avancées technologiques qui sont en déploiement dans l’entreprise. D’ailleurs plusieurs seront mises à l’essai au cours des prochains mois. On peut dire qu’en plus de son expertise et de son savoir-faire, nos équipes mettent la technologie au service de la culture des saveurs. 



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