Le nouveau pavillon serait construit sur les terrains gazonnés bordant le campus actuel. Photo : Gracieuseté de l’Université Laval
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S'abonner maintenantPrès de 85 % des agronomes du Québec sont formés à l’Université Laval, une institution reconnue à l’international pour ses travaux de recherche en agriculture et en agroalimentaire. Pourtant, le pavillon où se retrouvent les classes et les laboratoires de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation (FSAA) affiche un indice de vétusté important, déplore son doyen, Denis Roy. La construction d’un nouveau bâtiment lui apparaît donc incontournable.
Ce dernier explique à La Terre qu’en marge du lancement, à la fin août, de la Politique bioalimentaire 2025-2035 du gouvernement québécois, l’Université Laval lance sa propre stratégie pour soutenir les objectifs de souveraineté alimentaire et y contribuer avec le déploiement d’un projet de nouveau pôle agro-tech qui serait construit au coût de 300 M$. Celui-ci miserait sur des installations d’enseignement et de recherche modernes, mais aussi sur de nouvelles serres et même des dômes où l’agriculture pourrait être pratiquée 10 mois par année, ainsi que des dispositifs propres à l’agriculture de précision et aux cultures verticales.
Le Pavillon Paul-Comtois, où se trouve actuellement la FSAA, date de 1962 et présente aujourd’hui des problèmes structuraux, que ce soit du côté du système électrique ou de la ventilation, énumère le doyen. « Le scénario depuis 2018, c’est : Est-ce qu’on rénove ou on en construit un neuf? Le moins cher est de construire un neuf », explique M. Roy, qui sollicite le gouvernement pour que la construction soit intégrée dans le Plan québécois des infrastructures afin de recevoir une partie de l’enveloppe de financement qui s’y rattache.

Le doyen dit que son équipe a effectué un long travail de réflexion afin d’imaginer un bâtiment et des équipements qui répondront aux besoins d’une agriculture moderne. L’intégration de la robotique, de l’automatisation, des drones et de l’intelligence artificielle en font partie. « Ce n’est pas un vœu [le nouveau pavillon], c’est une obligation. Il faudra le faire. Sinon, le Québec sera reculé et obsolète, affirme-t-il. C’est nécessaire pour l’agriculture de demain si on veut former les meilleurs talents. »