Volailles 22 août 2025

Poussée de croissance chez Boire et Frères

L’entreprise Boire et Frères, qui regroupe plusieurs installations avicoles au Québec, est en mode croissance, avec quatre projets de construction et d’agrandissement qui lui permettront d’augmenter considérablement sa capacité de production.

« Les dernières années ont été très, très bonnes et la consommation est en croissance dans le secteur », indique Jean-Guy Robichaud, directeur général de l’entreprise.  « Tous ceux qui ont des capacités excédentaires ou des bâtisses vides ont été mis à contribution. Actuellement, c’est plein partout », souligne-t-il, ajoutant que le contexte était donc idéal pour prendre de l’expansion afin de mieux desservir le marché. 

L’entreprise augmentera d’abord de 31 % sa capacité de production d’œufs de consommation à Saint-Hugues, en Montérégie, où la construction d’un nouveau bâtiment de 62 000 pondeuses est en cours. Cela fera passer le nombre de pondeuses de 198 000 à 260 000 sur le site. Ce bâtiment sera équipé de logements enrichis, mais il a toutefois été conçu plus vaste pour pouvoir être converti en système de volières si les besoins du marché changent et que la demande pour les œufs de poules en liberté augmente dans les prochaines années, précise M. Robichaud.

Ensuite, quatre bâtiments d’une ferme avicole de Wickham, dans le Centre-du-Québec, récemment acquise par Boire et Frères, seront remis à neuf pour l’élevage de reproducteurs lourds. Ce type d’élevage permet de produire les œufs fertiles en vue de renouveler les flottes de poules pondeuses. « L’élevage dans un premier bâtiment a été démarré [à la mi-septembre], un deuxième va être prêt au mois de novembre, et l’année prochaine, on va remettre en condition les deux autres bâtiments », détaille le directeur général. Un cinquième poulailler pourrait éventuellement être ajouté au site si la demande continue de croître, mentionne-t-il.

Parallèlement, deux projets d’agrandissements sont en route à Pierreville, dans le Centre-du-Québec, et à Sainte-Hélène-de-Bagot, en Montérégie. Chacun des sites pourra accueillir 6 000 reproducteurs lourds supplémentaires, ce qui permettra d’augmenter la disponibilité de poussins qui sont revendus aux éleveurs, cette fois pour la production de poulets de chair. Le premier projet devrait être achevé cet automne, alors que le second devrait se terminer en mars 2026.

Le directeur général n’a pas voulu préciser le montant des investissements nécessaires à l’ensemble de ces projets, évoquant vaguement « plusieurs millions de dollars ».

Si nos clients ont besoin de poussins, il faut s’assurer que nos installations seront prêtes à recevoir les poules au bon moment pour être en mesure d’avoir les œufs.

Jean-Guy Robichaud

Pour « sécuriser la production »

Dans les dernières années, la demande pour les poussins, du côté tant de la production d’œufs de consommation que de l’élevage de poulets de chair, a été sous pression, en raison de la forte croissance de la consommation et de la perte de production liée à la grippe aviaire à travers le Canada et aux États-Unis. « Ces projets permettront de sécuriser la production. On s’assure qu’on sera en mesure de fournir les poussins aux producteurs pour bien desservir les marchés de consommation. Une meilleure offre permet également de maintenir des prix plus bas pour le consommateur », rappelle M. Robichaud.

L’entreprise, dont le siège social est à Wickham, est l’une des plus importantes de la province dans le domaine avicole. Elle compte notamment 12 sites de reproduction et trois couvoirs qui desservent plusieurs fermes d’élevage de poulets de chair et de production d’œufs de consommation au Québec.