Alimentation 21 juillet 2025

Leur ail à l’année chez Maxi

Des agriculteurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean ont testé, cet hiver, la culture d’ail en serre, et les récoltes sont tombées à point. Sans cette production supplémentaire, les propriétaires de la Pépinière Boucher auraient été à court d’ail pour approvisionner leur nouveau client Maxi.

« On n’avait jamais vendu autant d’ail que ça avant! Normalement, on fournit à l’année avec notre ail de champ, mais là, on en a manqué. C’est l’ail de serre qui nous a permis de boucler le tour de roue et d’approvisionner notre client jusqu’aux prochaines récoltes », témoigne Stéphane Boucher, qui est copropriétaire de la ferme de Saint-Ambroise avec sa conjointe, Sophie Limoges.

L’ail de la Pépinière Boucher, commercialisé sous la marque de commerce Oh M’ail M’ail, se retrouve à l’année dans les supermarchés Maxi de tout le Québec. Photo : Gracieuseté de la Pépinière Boucher
L’ail de la Pépinière Boucher, commercialisé sous la marque de commerce Oh M’ail M’ail, se retrouve à l’année dans les supermarchés Maxi de tout le Québec. Photo : Gracieuseté de la Pépinière Boucher

Leur ail, qui était déjà présent dans les épiceries de leur région sous la marque de commerce Oh M’ail M’ail, se retrouve dans les supermarchés Maxi de tout le Québec depuis un an. Équipés d’installations à atmosphère contrôlée, ils sont capables de produire de grands volumes qu’ils conservent à l’année, ce que peu de producteurs parviennent à faire. C’est d’ailleurs ce qui a plu à la bannière Maxi.

Plus difficile que prévu de cultiver l’ail de serre

Pour maximiser l’utilisation de ses serres à l’année, qu’elle utilise pour la production d’arbres forestiers, la Pépinière Boucher s’est lancée dans un projet inusité, dont La Terre avait parlé en 2024 : celui de cultiver de l’ail en serre, durant l’hiver. Comme ces agriculteurs sont déjà des spécialistes de l’ail de champ et que leurs serres sont libres durant cette période de l’année, ils y voyaient une bonne occasion d’augmenter leur production de ce légume pour approvisionner les supermarchés. De premiers tests réalisés cette année, cependant, ont parfois été plus laborieux que prévu. Les rendements ont été bons, mais le cycle de croissance des plants a été beaucoup plus long que ce que les producteurs avaient anticipé et les coûts de production ont été plus élevés. « Au champ, le cycle de croissance est de trois mois; en serre, il a été de cinq mois. Ce n’est pas normal que ça prenne deux fois plus de temps en milieu contrôlé », observe M. Boucher. « Est-ce qu’il faudra ajuster tout l’éclairage, la chaleur, la fertilisation, le type de contenant? Il y a beaucoup de choses à analyser, parce qu’il va falloir ajuster notre recette, mais je continue de penser que c’est une bonne façon d’optimiser nos serres en hiver », ajoute celui qui a bien l’intention de poursuivre les tests l’an prochain.