Des résidents et internes de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal ont exercé leur droit de grève, à Saint-Hyacinthe, à la fin juin. Photo : Gracieuseté de la CSN
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S'abonner maintenantUne soixantaine de résidents et d’internes de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal ont exercé leur droit de grève entre le 20 et le 27 juin devant le campus de Saint-Hyacinthe pour appuyer leurs demandes de hausses salariales.
Devant l’absence de progrès significatifs dans la négociation de la première convention collective en cours depuis décembre, ces diplômés qui travaillent presque 60 heures par semaine entre la charge de cours dispensée à la Faculté et les gardes effectuées au Centre hospitalier universitaire vétérinaire se sont dotés d’un mandat de grève de 10 jours divisible. Du piquetage a déjà eu lieu du 20 au 23 juin, puis du 26 au 27 juin.
La vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, Saleha Hederaly, souligne que leur rémunération est en dessous du salaire minimum viable. « Ces personnes font à peu près entre 25 000 et 30 000 $, mais en rajoutant à ça 6 000 $ de frais de scolarité plus 1 700 $ pour payer l’Ordre [des médecins vétérinaires du Québec], il ne reste plus assez d’argent par la suite pour se nourrir. Et ça, ça me sidère. Je trouve ça inacceptable qu’en 2025, des personnes qui travaillent plus qu’à temps plein n’arrivent pas à gagner assez d’argent pour pouvoir se payer un loyer et pouvoir se nourrir à la fin de la journée », dit-elle. En médecine humaine, les résidents en première année à l’Université de Montréal ont un salaire de 48 000 $. Elle ajoute que le salaire viable à Saint-Hyacinthe est d’environ 44 000 $.
Un conciliateur a été nommé au dossier, et une première séance de conciliation a eu lieu le 25 juin.
L’Université de Montréal n’a pas souhaité commenter les négociations afin de « donner toutes les chances » d’en arriver à une entente.