Les peignes à pression variable apportent des performances de désherbages qui font toute la différence, dit Gilles Audette. Photo : Gracieuseté d’Agri-Fusion
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S'abonner maintenantGilles Audette travaille depuis 21 ans à faire évoluer l’agronomie dans les grandes cultures biologiques et l’avènement des dernières technologies marque un tournant.
« Dans la machinerie, la game vient de changer », dit le copropriétaire de la ferme Agri-Fusion, qui cultive 2 988 hectares. « On est loin de ce qui se faisait avant. Juste les peignes à pression variable, ça fait toute la différence pour désherber. Avec nos anciens peignes, tu arrivais sur une bosse et ça décapait le sol. Dans un trou, ça ne travaillait pas. Maintenant, si tu veux qu’ils passent à 3 cm [de profondeur] sur le billon ou à côté, le travail se fait toujours uniformément », détaille-t-il.
Mêmes performances uniformes pour ses deux sarcleurs de nouvelle génération guidés par système GPS et par caméras. La précision est telle que les entre-rangs dans le maïs ont été ajustés lors des semis à 75 cm de largeur au lieu des traditionnels 76 cm (30 pouces) afin d’accroître la précision des équipements de désherbage.
Le contrôle des mauvaises herbes, c’est le principal problème en bio, et avec les équipements autoguidés de précision d’aujourd’hui, ça travaille super bien. Les équipements ont vraiment évolué à la vitesse grand V. Ce serait impossible de travailler sans ça et d’avoir les rendements qu’on a.
Il ajoute à son arsenal l’utilisation des drones pour dénombrer les populations et décider des stratégies d’intervention.
Mis à part les drones qui sont peu coûteux, l’envers de la médaille des nouvelles technologies est leur prix qui les rend inaccessibles pour certains. « Avant, tu avais un sarcleur pour 10 000 $; aujourd’hui, c’est 150 000 $. Un tracteur moyen, c’est un demi-million… La technologie, nous en avons besoin et on ne reviendra pas en arrière, mais ça coûte une fortune et ça prend des volumes pour arriver. Les petites fermes qui ne voudront pas s’associer avec d’autres ne pourront pas [se les payer]. Tout va vraiment changer », prédit-il.