Photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantL’Association des producteurs maraîchers du Québec (APMQ) met à la disposition de ses membres une nouvelle plateforme qui permet de suivre l’état des marchés de gros, partout aux États-Unis, quotidiennement. Dernièrement, des données sur les tendances de consommation et de prix des légumes vendus dans les grandes épiceries du Québec et du Canada y ont été ajoutées.
« C’est un outil qui sert à visualiser les tendances, à permettre au producteur d’avoir une meilleure vue d’ensemble des marchés pour pouvoir prendre ses décisions et établir ses stratégies », résume la directrice adjointe de l’APMQ, Catherine Lessard.
La base de données, nommée Vendre futé, est déjà accessible aux membres depuis quelques mois, via le site Web de l’organisation. Elle présente notamment des données sur les prix, fournies par le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA). Elles permettent de savoir, chaque jour, à combien se sont vendus les produits maraîchers sur les différents marchés de gros américains, tels que Boston, New York, Los Angeles ou Chicago. L’utilisateur peut cibler ses recherches, par exemple par légumes et par ville. Il peut aussi, en faisant sa sélection, obtenir des historiques et des tendances à long terme, illustrés par des tableaux et des graphiques.
Ça donne une idée d’à combien se transige chaque produit sur les différents marchés. Les mises à jour se font quotidiennement. L’idée, c’est de donner des outils aux producteurs pour mieux négocier les prix avec leurs acheteurs, pour savoir si ce qu’ils chargent est raisonnable.
Des données Nielsen sur les tendances de ventes au détail, dans les trois grandes chaînes de supermarchés Loblaw, Sobeys et Metro, viennent par ailleurs d’être ajoutées à la plateforme. Des rapports sur les tendances de consommation de légumes, de prix, de promotions au Québec, issues de déclarations des bannières, sont renouvelés tous les trimestres. De nouvelles données ontariennes et canadiennes seront par ailleurs ajoutées annuellement.
« Ça permet de voir, sur une base assez régulière, quels produits se vendent le mieux, de faire un suivi des tendances de prix, de voir quelles promotions marchent fort », énumère Mme Lessard.

Pas de données issues des fermes
Avant le lancement officiel de la plateforme, l’idée de convaincre les fermes du Québec d’y partager certaines informations sur les prix qu’elles obtiennent de leurs acheteurs, sur les volumes qu’elles produisent ou encore sur les types de légumes qu’elles mettent en marché, pour étoffer le portrait général, avait été évoquée, mais n’est finalement pas en voie de se concrétiser. Les producteurs, remarque Mme Lessard, sont encore frileux à l’idée de partager ces informations, notamment pour des raisons commerciales.
Elle invite en revanche les producteurs à soumettre des commentaires sur des changements potentiels à apporter à l’outil, sur des choses à ajouter ou des éléments à améliorer.
« On veut que ce soit un outil évolutif. Au fur et à mesure qu’on a accès à de nouvelles données, à des demandes des producteurs, à de nouvelles idées, on peut faire des changements, faire des ajouts, des améliorations », assure-t-elle.