Les trois bâtiments de la ferme laitière sont une perte totale. Photos : Gracieuseté de Monia Lacasse
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantLa famille Ghielen se relève difficilement d’un violent incendie qui a complètement détruit l’un de ses sites de production laitière, à Champlain, en Mauricie. Il s’agit de la troisième fois depuis 2004 que la ferme est victime d’un tel sinistre.
Le feu s’est déclaré tôt dans la nuit du 17 au 18 mai. Rapidement, les flammes ont gagné en intensité et ont eu raison d’un premier bâtiment abritant un troupeau de 300 vaches laitières en lactation, qui ont toutes péri. Environ 350 vaches et taures, qui se trouvaient dans un bâtiment adjacent, ont pu être sauvées des flammes. Des pompiers, des employés de la ferme et une vingtaine de voisins sont venus prêter main-forte à la famille pour sortir les bêtes affolées du bâtiment enfumé et les relocaliser dans un autre espace plus loin.

Le propriétaire des lieux, Magella Ghielen, est dévasté. Il ne pensait pas revivre un tel cauchemar. « C’est toujours difficile de remettre les pieds là-dedans, à travers les cadavres, et de voir que l’installation qu’on avait faite, c’est tout détruit », confie-t-il, en entrevue avec La Terre, le 20 mai.
Le producteur laitier précise que c’est la troisième fois que sa ferme est ainsi la proie des flammes. « La première fois, on avait passé au feu en 2004, le 10 octobre. C’était un employé qui avait fait une maladresse. La deuxième fois, c’est en septembre 2013, le 28 septembre, et l’assureur a attribué la cause à une baisse de tension sur une des trois phases d’Hydro-Québec, ce qui avait occasionné une surcharge sur les deux autres phases », se remémore-t-il avec précision. L’étable a ensuite été reconstruite avec des équipements de fine pointe, dont un système de surveillance PrevTech et un système électrique bâti pour résister aux variations de tension d’Hydro-Québec, et ce, afin de prévenir un autre incendie.

En apercevant les flammes ravager son étable récente pour une troisième fois, c’est un sentiment de désolation mêlé à de l’incompréhension qui a gagné le producteur laitier. Il se demande encore ce qui a bien pu se produire.
Selon les pompiers, ça ressemble ben gros à un feu causé par l’électrique, mais moi, je ne vois pas comment ça pourrait être possible, avec toutes les caméras de surveillance et les sensors qui ne se sont pas déclenchés.
Les trois bâtiments du site de production sont des pertes totales, et les dommages sont évalués à 10 à 15 M$, estime le producteur. Ce dernier possède deux autres sites de production laitière qui sont toujours en activité.
Des vaches relocalisées un peu partout
Entre-temps, la famille a pu compter sur un vaste élan de solidarité de la part des producteurs agricoles de la région et d’ailleurs, qui ont répondu à un appel à l’aide lancé sur Facebook très tôt dimanche matin, afin de relocaliser temporairement les 350 bêtes rescapées de l’incendie jusqu’à ce qu’une nouvelle étable soit reconstruite. « On a été surpris par le nombre de personnes qui nous ont répondu », rapporte Monia Lacasse, la conjointe de M. Ghielen, « Dès 6 h, les réponses ont commencé à rentrer, et quelques heures plus tard, on avait déjà des gens de Sainte-Claire, de Saint-Charles-de-Bellechasse et de Sherbrooke qui arrivaient avec des remorques. Certains ont pris dix vaches, d’autres, 40 », énumère celle qui espère que la famille pourra continuer de compter sur ce bon soutien pendant les prochains mois, qui seront encore difficiles, anticipe-t-elle.
