La fenêtre de beau temps de la semaine du 12 mai a permis à la ferme J.P.L. Maraîcher de semer ses tout premiers rutabagas de la saison. Photo : Gracieuseté de J.P.L. Maraîcher
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S'abonner maintenantAprès une longue période de pluie et de froid, la fenêtre de beau temps, durant la semaine du 12 mai, a permis aux maraîchers d’un peu partout au Québec de sortir les tracteurs pour rattraper le retard qu’ils avaient pris pour semer. Pour d’autres, plus avancés, c’était l’occasion d’accélérer la cadence.

« C’est sûr que la semaine passée, on était un peu stressés, mais cette semaine, il fait beau. On est chanceux », a témoigné Frédéric Leblanc, un producteur de Saint-Anselme, dans Chaudière-Appalaches, le 14 mai.
Quelques jours plus tôt, le copropriétaire de la ferme J.P.L. Maraîcher, qui cultive 100 hectares de rutabagas et 48 hectares de carottes, semait ses tout premiers légumes de la saison. Normalement, il commence une semaine avant.
« On a commencé les primeurs de rutabagas et de carottes. On prépare aussi les buttes et le terrain pour d’autres semis qu’on fera [durant la semaine du 19 mai] », ajoute ce producteur qui était optimiste de rattraper son retard.
Même son de cloche du côté de Louis-Marie Jutras, qui a commencé à semer ses poireaux tardivement, le 30 avril, à Sainte-Brigitte-des-Saults, dans le Centre-du-Québec. « Là, on est dans le temps », a assuré le copropriétaire de l’entreprise Les Cultures de chez nous, deux semaines plus tard.
À Saint-Lin–Laurentides, dans Lanaudière, Guillaume Henri a profité du soleil et de la chaleur pour prendre de la vitesse, le 14 mai, avant le retour potentiel de la pluie, deux jours plus tard.
« Mais ça va vraiment bien. Quand on a une fenêtre, on est capables d’aller au champ. Avec les sols argileux et sablonneux, il n’y a pas de problème », fait valoir le copropriétaire des Fermes G.N.C., qui a commencé à semer ses légumes racines au début mai, comme à l’accoutumée.
Le calendrier régulier est commencé. On est même un peu plus tôt pour le plantage de choux.
Date butoir des oignons
Dans les terres noires de la Montérégie, Marc-Alexandre Chenail, relève aux Fermes du Soleil, affirmait déjà avoir rattrapé son retard et même avoir pris un peu d’avance par rapport à son calendrier, le 9 mai, lorsque La Terre lui a rendu visite à sa ferme de Sainte-Clotilde.
Cette journée-là, d’ailleurs, la pluie n’empêchait pas les travailleurs d’aller au champ pour semer des radis. Près d’une semaine plus tard, le producteur se réjouit du beau temps qui lui permet de mettre la pédale à fond pour terminer ses oignons. Il s’agit d’une étape déterminante, dit-il, de la période des semis maraîchers.

« L’oignon, c’est une culture qui prend plus de temps pour arriver à maturation. Si tu les sèmes après une certaine date, autour du 20 mai, ce n’est pas garanti d’avoir un bulbe à la fin de l’été. En plus, si tu ne respectes pas les dates, tu n’es pas protégé par l’assurance », explique le producteur dont la ferme cultive une trentaine de légumes différents sur environ 800 hectares. « Une fois les oignons semés, on s’installe dans une routine », ajoute-t-il.