En commission parlementaire, André Lamontagne a dû répondre à des questions en lien avec la bourse du carbone. Photo : Archives / TCN
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S'abonner maintenantLes agriculteurs estiment verser plus d’argent pour la lutte aux changements climatiques qu’ils n’en reçoivent pour faire face à ces défis.
En commission parlementaire, jeudi, l’opposition officielle libérale a énoncé que les agriculteurs ont dû verser 480 millions $ sur quatre ans pour leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) dans la Bourse du carbone, soit le Système de plafonnement et échange de droits d’émission (SPEDE).
Ils contribuent à ce système notamment en payant une taxe sur les carburants qu’ils consomment.
« Ce sont des chiffres fournis par l’Union des producteurs agricoles, honnêtement, nous on n’a pas ce calcul-là », a répondu le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, au député libéral André Fortin, lors de l’étude des crédits budgétaires du ministère.
« Les agriculteurs sont prêts à avoir des projets pour diminuer leur empreinte carbone, mais ils disent: « on aimerait que le secteur ne soit pas traité comme tous les autres secteurs ou ne soit pas utilisé comme la vache à lait de la Bourse carbone pour d’autres secteurs d’activité »», a plaidé M. Fortin.
« C’est certainement légitime », a répondu M. Lamontagne.
Il a plutôt cité un mémoire du ministère des Finances qui arriverait plutôt à une contribution de 140 millions $ des agriculteurs.
En contrepartie, ils ont reçu du gouvernement 290 millions $ sur quatre ans pour l’adaptation et les changements climatiques. Le ministre laisse donc entendre qu’ils s’en tirent plutôt avantageusement. M. Fortin est toutefois revenu à la charge.
« Est-ce que les agriculteurs reçoivent leur juste part? » a-t-il demandé.
Je travaille chaque jour à faire en sorte de leur obtenir le meilleur soutien possible en vue d’avoir à s’adapter aux changements climatiques.
Rappelons que le SPEDE vise à réduire les émissions de GES du Québec et de la Californie: les entreprises des grands secteurs les plus polluants peuvent acheter aux enchères à tous les trois mois des « unités », en quelque sorte des droits d’émission.
Année après année, le plafond des émissions autorisées diminue, ce qui force à la hausse le prix des unités et incite les entreprises à réduire leurs émissions, ou encore, à acheter des « unités » dans l’autre territoire.
Les revenus que tire le gouvernement du Québec de cette Bourse sont versés intégralement dans le Fonds d’électrification et de changements climatiques, qui sert exclusivement à financer toutes sortes de projets de réduction des GES et d’adaptation aux changements climatiques.
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