Acériculture 25 avril 2025

Les acériculteurs ont accès à des subventions qu’ils ne connaissent pas

Peu d’acériculteurs savent qu’ils peuvent aller chercher des subventions et de l’accompagnement, que ce soit pour exporter du sirop, développer un plan d’affaires ou réaliser un projet de recherche et de développement à l’érablière. « L’aide peut varier d’une région à l’autre et, parfois, d’une MRC à l’autre, mais au Créneau, nous sommes là pour diriger les acériculteurs vers les bonnes ressources auxquelles ils ont le droit », explique Marie-Myriam Dumais Synnott, directrice générale du Créneau acéricole, un organisme subventionné en grande partie par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec. 

7 M$ de projets

En action depuis cinq ans, le Créneau acéricole avait la mission de devenir la référence en matière d’innovation et de développement de l’acériculture au Québec. C’est mission accomplie, croit Mme Dumais Synnott, qui souligne que 70 projets ont été réalisés depuis le début du Créneau, totalisant un financement de 7 094 616 $. 

Les exemples sont aussi nombreux que variés. Un projet technique a permis de mettre au point des solutions d’anti-moussage dans le procédé d’évaporation de l’eau d’érable qui n’altèrent pas l’intégrité chimique du sirop. Un autre projet a permis de réaliser 80 vidéos sur 80 érablières afin d’en faire la promotion. Mais l’un des projets favoris de la directrice générale demeure le réseau des érablières 4.0 mis en place par le Créneau.

Avec le 4.0, on offrait un service de consultant qui faisait une planification stratégique de A à Z pour l’entreprise, mentionne-t-elle. Cela permettait de définir les objectifs d’entreprise, les forces, les faiblesses et les opportunités, que ce soit pour les accompagner dans les décisions futures, le changement d’équipements, etc. Avec la subvention, ça ne coûtait presque rien aux érablières d’avoir accès à cette planification individuelle.

Myriam Dumais Synnott

Le Créneau poursuit sa route avec différents projets, dont l’un, en cours, visant à déterminer les effets de la sécheresse sur la quantité et la qualité de la sève récoltée dans une érablière. Cela permettra de développer des recommandations de stratégies d’adaptation à la sécheresse spécifiques à l’acériculture.

Le Créneau acéricole est également le point central d’une planification stratégique de toute la filière de l’érable, qui réunit pour la première fois, dit Mme Dumais Synnott, les transformateurs, les producteurs acéricoles, les équipementiers, etc. « On va vraiment se donner les quatre grands axes de priorité avec des objectifs. Ensemble, on va pouvoir développer des projets vraiment avec tous les maillons de la filière », se réjouit-elle. La stratégie sera dévoilée l’automne prochain.