Éric Higgins, de la Ferme Spika, dans son congélateur rempli de sacs de piments de toutes les couleurs. Photo : Geneviève Quessy
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantLes variétés de piments forts ne cessent de se multiplier. De forme ronde, allongée, en spirale, de toutes les couleurs, et parfois même rayés, ces fruits originaires d’Amérique du Sud révèlent des saveurs plus ou moins fruitées et sucrées, et des degrés de piquant très variés.
Le piment fort fait l’objet d’un véritable mouvement de société international. Les membres de la communauté des passionnés de piments, surnommés les chili heads, ne se contentent pas de créer des sauces piquantes. Ils cultivent les piments et les multiplient, créant des croisements toujours plus originaux et plus piquants! À ce jour, le piment le plus fort serait, selon le Livre Guinness des records, le Pepper X.
« On ne peut pas cultiver le Pepper X, car le créateur en a l’exclusivité, mais je cultive une quarantaine de variétés, de couleurs et de formes différentes, et dont les degrés de piquant varient sur l’échelle de Scoville, utilisée pour mesurer leur force », explique Éric Higgins, propriétaire de la Ferme Spika, de L’Assomption, dans Lanaudière.
L’agriculteur démarre ses semis à l’intérieur, dès le mois de janvier, en commençant par les plus piquants, qui demandent plus de temps pour mûrir.
La germination prend jusqu’à six semaines. Les piments adorent la chaleur, surtout en début de saison. On se rend compte aussi qu’une fois au champ, en les cultivant sous tunnel, ils produisent plus de fruits et que ceux-ci sont plus gros.
Éric Higgins équeute ensuite les piments, une opération qui nécessite un masque et des gants, avant de les congeler ou de les transformer en sauce piquante.