Environnement 11 avril 2025

La Mitis souhaite améliorer la collecte des plastiques agricoles

SAINTE-ANGÈLE-DE-MÉRICI – Dans un contexte où la récupération des plastiques agricoles suscite de plus en plus de préoccupations au Bas-Saint-Laurent, la MRC de La Mitis souhaite trouver la meilleure stratégie de collecte de ces matières résiduelles pour les 141 fermes de son territoire.

Pour l’instant, La Mitis ne dispose pas d’un point de dépôt pour les plastiques agricoles. Le plus proche est situé à Saint-Anaclet, dans la MRC voisine de Rimouski-Neigette. Celui-ci a été mis en place par AgriRÉCUP, l’unique organisme mandaté, en 2023, par le gouvernement pour la récupération des plastiques agricoles au Québec.

Une quarantaine d’agriculteurs consultés

Considérant que la situation actuelle présente des limites, la MRC de La Mitis a lancé une consultation pour trouver la meilleure stratégie à adopter. Une quarantaine d’agriculteurs ont répondu à l’invitation lancée le 1er avril à Sainte-Angèle-de-Mérici, en collaboration avec la Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles (RITMR) des MRC de La Matapédia et de La Mitis. 

Lors de cette rencontre, une étude comportant différents scénarios leur a été présentée. Réalisée par Synergie Bas-Saint-Laurent, cette étude avait été commandée en octobre par la MRC de La Mitis. La méthodologie utilisée sera transférable à d’autres MRC.

« La Mitis, c’est grand, indique le directeur général de la RITMR, Vincent Dufour. Il y aura toujours de l’éloignement par rapport aux exploitations agricoles et c’est ce qui fait baisser le taux de récupération. Ça prendrait cinq ou six points de dépôt. Mais, si on en a deux, on va être chanceux! »

La distribution de conteneurs à la ferme, avec une collecte effectuée par camion, est donc au cœur des scénarios proposés.

Il y aurait différents formats de conteneurs et la fréquence serait ajustée selon les besoins de la ferme.

Vincent Dufour

Certains agriculteurs présents ont posé plusieurs questions, tandis que d’autres ont fait part de leur opinion, comme Gilles Fournier, un producteur de Saint-Gabriel-de-Rimouski. « Il y a des scénarios qui ont de l’allure, souligne-t-il. Mais les coûts sont trop élevés, quand on sait que beaucoup de producteurs sont dans le rouge. »

Ailleurs au Québec

AgriRÉCUP dispose de 210 points de dépôt au Québec. « Le réseau est en développement, puisque ça fait un an et demi que la réglementation [pour la récupération des plastiques agricoles] a été mise en place, précise le coordonnateur principal de l’organisme, Francis Gauthier. On a fait des pas de géant. »

Il se dit néanmoins conscient qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour bien couvrir tout le Québec. « On doit avouer qu’il y a des régions mieux desservies que d’autres. Dans le cas du Bas-Saint-Laurent et de La Mitis, ça s’en vient, mais on veut desservir l’ensemble du territoire. »