Le programme prévoit rembourser à l’éleveur la partie de la contribution versée aux Producteurs de bovins du Québec équivalente au nombre de têtes qui excède celui de l’année de référence 2024. Photo : Myriam Laplante El Haïli/TCN
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S'abonner maintenantQUÉBEC – Les cheptels et le nombre de producteurs bovins sont en diminution constante depuis les dernières années. Pour renverser la tendance, les éleveurs bovins réunis en assemblée générale annuelle, à Québec, le 26 mars, ont adopté un règlement accordant l’équivalent d’un congé partiel de contributions aux producteurs qui souhaitent accroître leur troupeau.
Le programme prévoit rembourser à l’éleveur la partie de la contribution versée aux Producteurs de bovins du Québec (PBQ) équivalente au nombre de têtes qui excède celui de l’année de référence 2024. Par exemple, si un producteur a mis en marché 5 000 bouvillons en 2024, puis 5 500 bouvillons en 2025, il recevra un remboursement équivalent à la contribution de 500 animaux. Si, en 2026, le nombre de têtes diminue à 5 100, le montant remboursé équivaudra à 100 bouvillons. D’une durée de trois ans, le règlement prévoit également la création d’un fonds consacré à ce programme.
Il faut donner un coup de barre. Il faut stimuler la production. On arrive avec une toute nouvelle approche. Ç’a jamais été fait.

Le président des PBQ, Sébastien Vachon, explique que le programme a été réfléchi au mois d’octobre. « C’est un programme qu’on a fait rapidement, mais qui a été pensé [pour] être facile d’opération [et] stimuler la croissance », a-t-il mentionné à La Terre. L’objectif était également de mettre sur pied une nouvelle approche qui inciterait d’éventuels partenaires financiers à investir dans le fonds lié au programme. « Quand on parle avec les gens de la Financière, les gens du MAPAQ, de l’UPA, [ce qu’on entend, c’est] : « On veut vous aider. Amenez-nous des idées pour qu’on puisse vous aider », indique M. Vachon. […] Ils ont dit que c’était très intéressant et qu’ils allaient se pencher là-dessus. Mais ils aimaient le fait qu’on leur amène une nouvelle approche. »
Le règlement devra d’abord être approuvé par la Régie des marchés agricoles et agroalimentaires. Au moment de mettre le journal sous presse, le 3 avril, il était prévu que le document y soit déposé sous peu.
Le gouvernement s’engage à radier la dette de Levinoff-Colbex
La dette de 19,5 M$ de l’abattoir Levinoff-Colbex représente toujours une tâche dans les états financiers des Producteurs de bovins du Québec. Une résolution visant à la radier a été adoptée par les éleveurs en 2024. Devant les 252 délégués réunis en assemblée générale annuelle, le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, a indiqué avoir eu la confirmation de la part de ses collègues au ministère de l’Économie que la dette sera radiée. « La question n’est plus de savoir si oui ou non la dette sera effacée. Elle va être effacée, alors vous n’aurez plus cette épée de Damoclès sur la tête », a-t-il dit en provoquant un tonnerre d’applaudissements. La manière d’effacer la dette reste à trouver. Les PBQ et le ministère de l’Économie se rencontreront à cet effet.