Économie 27 février 2025

Hausse des performances malgré un repli des ventes pour Sollio Groupe Coopératif

Les performances de Sollio Groupe Coopératif poursuivent sur leur élan. La coopérative, qui a dévoilé ses résultats financiers le 27 février au terme de son assemblée générale annuelle, a clos l’année 2023-2024 avec un excédent net de 270,7 M$, soit une hausse de 135 % par rapport à 2022-2023, où cet excédent était de 115,4 M$.

Les ventes consolidées totalisent quant à elles près de 7,8 G$, en recul de 500 M$ par rapport à l’année financière précédente. Sollio attribue ce repli à des conditions difficiles de marché et une diminution importante du prix des grains.

Le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement, qui sert à évaluer la rentabilité de base d’une entreprise, est quant à lui en progression, s’établissant à 418,4 M$, comparativement à 361,6 M$ en 2022-2023.

« Il s’agit de l’une des meilleures performances des dix dernières années », a commenté Pascal Houle, chef de la direction de Sollio Groupe Coopératif, lors de la conférence de presse annonçant ces résultats. « Le prochain défi sera de maintenir cette croissance », a poursuivi Richard Ferland, président du conseil d’administration de la coopérative.

Le secteur du porc frais québécois encore déficitaire

De son côté, la division Sollio Alimentation (Olymel) a terminé l’année financière avec « l’une des meilleures performances opérationnelles de son histoire », a rapporté Yanick Gervais, président-directeur général d’Olymel. L’excédent net de l’entreprise atteint 196,9 millions de dollars pour 2023-2024, en hausse de 38,7 % par rapport à 2022-2023.

Ces bons résultats ont plusieurs explications, dont la baisse du prix du grain, et donc de la moulée, et le développement de nouveaux marchés et produits pour le porc. M. Gervais mentionne également les effets bénéfiques de la réorganisation et de l’optimisation des opérations réalisées dans les dernières années dans le secteur du porc, avec notamment la fermeture d’usines, dont celle de Vallée-Jonction. Par ailleurs, la dévaluation du yen a eu un effet important sur la rentabilité de la production au Québec, qui est toujours déficitaire de 28 M$, spécifie le président-directeur général d’Olymel.

C’est tout de même une amélioration de 60 % par rapport à l’année précédente.

Yanick Gervais, président-directeur général d’Olymel

En contrepartie, les ventes de porc réfrigéré (chilled) ont augmenté, dans le marché tant domestique qu’asiatique. Une tendance qui pourrait d’ailleurs s’accentuer avec la guerre commerciale avec les États-Unis, qui favorise l’achat local, mentionne avec optimisme M. Gervais.

Le secteur volaille a de son côté bien performé, malgré une légère baisse par rapport aux performances dites « exceptionnelles » de l’année dernière. 

Perte pour Sollio Agriculture et baisse de l’excédent pour BMR

La division Sollio Agriculture affiche quant à elle une perte nette de 3,9 M$, améliorant son bilan par rapport à l’année précédente, où elle affichait une perte de 59 M$. « Ce résultat a été réalisé malgré un recul des ventes qui s’explique principalement par une baisse du prix des fertilisants et des grains à travers le Canada. Dans ce contexte, Sollio Agriculture a très bien réussi », estiment les dirigeants de la coopérative.

La division Sollio Détail (Groupe BMR) a de son côté dû conjuguer avec une baisse des mises en chantier et des rénovations, reliée aux taux d’intérêt élevés et à un fort endettement des ménages.

L’excédent net de cette division a donc été de 30,5 M$ en 2023-2024, soit un recul de 4 M$ par rapport à l’année précédente.