Environnement 17 février 2025

Une 4e cohorte plus ambitieuse de rétributions en agroenvironnement

Une nouvelle somme de 35,3 M$ est injectée dans le programme de Québec visant à rétribuer les fermes qui adoptent de bonnes pratiques agroenvironnementales.

En conférence de presse, le 17 février, dans une ferme de Lotbinière, dans Chaudière-Appalaches, le ministre provincial de l’Agriculture, André Lamontagne, a annoncé le lancement d’une quatrième période d’inscription au programme, grâce à des fonds débloqués par son gouvernement, avec l’aide Ottawa. Environ 1 200 entreprises pourront s’inscrire.

« On voit qu’il y a de la mobilisation. On a 3 200 entreprises qui participent au programme, relève le ministre. Pour nous, il y a des indicateurs que ça va quand même bien. Le taux de participation est important. C’est dans cette optique-là qu’on veut continuer l’expérience avec une nouvelle cohorte. »

Bilan depuis 2022

Selon Québec, quelque 3 200 fermes ont déjà adopté de bonnes pratiques sur près de 520 000 hectares avec l’aide de ce programme lancé en 2022. Près de 40 % d’entre elles ont, par exemple, réduit leur usage de pesticides et 84 % des fermes participantes appliquent des techniques de protection des sols hors saison sur près de 300 000 hectares. Des aménagements favorables à la biodiversité ont d’ailleurs été réalisés par 70 % des fermes participantes sur environ 3 650 hectares.

 À ce jour, l’aide offerte aurait donc permis de réduire les émissions de gaz à effet de serre de près de 150 000 tonnes d’équivalent CO2.

Ce sont 122 M$ au total qui auront été investis pour rétribuer les bonnes pratiques depuis le début du programme.

En conférence de presse, à la Ferme Edriphaniel, de Lotbinière, dans Chaudière-Appalaches, le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne (au centre), a annoncé l’ouverture d’une quatrième période d’inscription au programme de rétribution en agroenvironnement. Photo : Gracieuseté du Cabinet du ministre André Lamontagne

Des exigences plus élevées

Les nouvelles sommes injectées dans le programme viseront à accélérer l’adoption de pratiques agroenvironnementales plus ambitieuses, précise Québec. Par exemple, il sera demandé aux fermes d’aller plus loin dans leurs pratiques de protection des sols hors saison par l’utilisation d’une culture enracinée et de réduire l’utilisation d’engrais minéral azoté dans les cultures.

Les gens qui vont s’inscrire seront soit des gens de la première cohorte, qui ont terminé et qui se réinscriront, ou qui n’avaient jamais participé, mais qui ont déjà de bonnes pratiques. Il y aura d’autres types d’exigences pour améliorer encore davantage leur bilan.

André Lamontagne, ministre de l’Agriculture

Les pratiques admissibles à une rétribution seront celles favorisant la diversification des cultures, la protection des sols hors saison, la réduction de l’usage des herbicides, la gestion améliorée des matières fertilisantes et la réalisation d’aménagements favorables à la biodiversité.

La période d’inscription commencera le 5 mars et se terminera le 31 mars ou lorsque l’enveloppe sera épuisée. La rétribution versée pourra atteindre jusqu’à 50 000 $ par entreprise pour deux saisons de culture.