Faits divers 22 janvier 2025

Un accident mortel attribué à une remorque agricole peu visible

La mort d’un automobiliste survenue en mai 2024, dans le Centre-du-Québec, aurait probablement pu être évitée si la remorque agricole impliquée dans la collision avait été plus visible.

C’est le constat du coroner Yvon Garneau dans son rapport d’enquête rendu le 15 janvier 2025 sur l’accident de la route qui a coûté la vie à Richard Hébert, un homme de 76 ans. Ce dernier circulait sur le 7e rang à Saint-Germain-de-Grantham, le soir du 15 mai 2024, lorsqu’il a percuté l’arrière d’un conteneur à fumier tiré par un tracteur de ferme.

Le conducteur du tracteur venait de sortir d’un champ et avait roulé sur une distance de 500 mètres avant d’entendre un gros bruit provenant de l’arrière, puis de constater un déplacement brusque du véhicule de ferme. Il roulait à une vitesse de 25-30 km/h et avait vérifié le bon fonctionnement des feux de position (lumières), est-il mentionné dans le rapport.

Le coroner a toutefois relevé des manquements au Code de la sécurité routière concernant les dispositifs d’éclairage et les signaux d’avertissement de l’équipement agricole, « ce qui peut avoir impacté la visibilité de la remorque par M. Hébert », note-t-il dans son rapport. Ainsi, « le panneau avertisseur triangulaire et le matériau réfléchissant étaient obstrués par une matière en diminuant l’efficacité, a-t-il soulevé, et la position du panneau ne rencontrait pas la hauteur prescrite (60 cm à 180 cm à partir du sol jusqu’à la base du panneau) aux articles 237 et 274 du Code de la sécurité routière ».

Il a par la suite formulé deux recommandations à l’attention de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) pour améliorer la sécurité pour ce type d’équipement agricole. La première est d’évaluer la pertinence de préciser l’article 240.2 du Code de la sécurité routière concernant la hauteur du feu de position rouge requis à l’arrière d’un ensemble de véhicules agricoles lorsqu’ils circulent la nuit. La seconde est de rappeler aux agriculteurs les obligations relatives aux règles de sécurité routière applicables à leur secteur d’activité.