Lait 21 janvier 2025

Neuf plaques de maître-éleveur pour le Québec

Le Québec se démarque de nouveau en récoltant le plus grand nombre de plaques de maître-éleveur au pays pour l’année 2024. Des 19 titres décernés par Holstein Canada, le 17 janvier, neuf sont allés à des fermes de la Belle-Province.

Les copropriétaires de la Ferme Gaélande, Katy Boutin et Benoît Gosselin, dont le troupeau s’est relevé de bien des épreuves, ces dernières années, sont on ne peut plus fiers de leur reconnaissance. Après un épisode de fièvre Q en 2014, qui a empêché des vaches de mener leur gestation à terme, voilà que des mycoplasmes, soit des bactéries qui provoquent de la fièvre, des pneumonies, de l’arthrite et des otites chez les animaux, ont forcé plusieurs euthanasies, en 2017.

Les copropriétaires de la Ferme Gaélande, Katy Boutin et Benoît Gosselin, dont le troupeau s’est relevé de bien des épreuves, ces dernières années, sont très fiers de devenir maîtres-éleveurs pour la première fois. Photo : Gracieuseté de la Ferme Gaelande

« C’est une énorme récompense qui arrive après toutes les épreuves et les défis qu’on a surmontés! » témoigne Katy Boutin, dont la ferme de Plessisville, dans le Centre-du-Québec, est honorée pour la première fois.

On est vraiment contents. On a tellement travaillé fort pendant 14 ans.

Katy Boutin, copropriétaire de la Ferme Gaélande

Une ferme ne peut obtenir une plaque de maître-éleveur qu’une seule fois aux 14 ans, à condition qu’elle soit inscrite au contrôle laitier de Lactanet et à la classification Holstein. Pour y arriver, elle doit avoir accumulé suffisamment de points relativement à la conformation des vaches et à leur productivité laitière, sur une période qui varie de 14 à 16 ans.

La Ferme Martin et Renaud Boutin, de Saint-Georges, dans Chaudière-Appalaches, a réalisé cette prouesse pour la deuxième fois, le 17 janvier. Maxime Boutin, qui a repris la ferme de son père et de son oncle, en 2019, en était à sa première reconnaissance en tant que propriétaire unique de l’entreprise.

« J’ai la chance d’avoir une entreprise qui était déjà en bonne santé génétique. Oui, je suis le pilote de la Formule 1, mais je chauffe une auto de l’écurie Ferrari », illustre-t-il, en donnant le crédit à son équipe pour le succès de sa ferme.

Nicolas Bélanger et Anne-Marie-Ouellet, copropriétaires de la Ferme Belfau, à Rivière-Ouelle, dans le Bas-Saint-Laurent, ont obtenu la distinction dès leur première année d’éligibilité, après avoir démarré leur ferme en partant de zéro, en 2006. Crédit : Gracieuseté de la Ferme Belfau

Nicolas Bélanger et Anne-Marie-Ouellet, copropriétaires de la Ferme Belfau, à Rivière-Ouelle, dans le Bas-Saint-Laurent, ont obtenu la distinction, dès leur première année d’éligibilité, après avoir démarré leur ferme en partant de zéro, en 2006.

« Dès qu’on a commencé, c’est l’objectif qu’on se fixait. C’était notre but; on a toujours travaillé pour ça. On a toujours eu l’amour des animaux et des belles vaches », confie Nicolas Bélanger, dont les oncles étaient en production laitière, tout comme ceux de sa conjointe.

Outre les neuf plaques remises au Québec, huit ont été attribuées à des fermes de l’Ontario, une de la Saskatchewan et une de la Colombie-Britannique.

Les maîtres-éleveurs québécois de 2024

  • Ferme Rotaly, Sainte-Hélène-de-Kamouraska, Bas-Saint-Laurent;
  • Ferme Quécy, Saint-Isidore, Chaudière-Appalaches;
  • Ferme Mébeck, Saint-Pie, Montérégie;
  • Ferme Fléole, Saint-Casimir, Capitale-Nationale;
  • Ferme Drahoka, Kamouraska, Bas-Saint-Laurent;
  • Ferme 236 (Lactomont), Saint-Louis-de-Gonzague, Montérégie;
  • Ferme Gaélande, Plessisville, Centre-du-Québec;
  • Ferme Martin et Renaud Boutin, Saint-Georges, Chaudière-Appalaches;
  • Ferme Belfau, Rivière-Ouelle, Bas-Saint-Laurent.