Porcs 13 décembre 2024

Bilan de cinq ans de préparation à la PPA

Le coordonnateur de l’Équipe québécoise de santé porcine (EQSP), Martin Pelletier, a profité du rassemblement annuel du Porc Show pour présenter, en marge de l’événement, une conférence faisant état des cinq dernières années de préparation face à la menace de la peste porcine africaine (PPA). 

Si un élevage du Québec était contaminé demain, la filière serait en mesure de réagir rapidement, bien que plusieurs éléments restent encore à ficeler et qu’il y ait toujours des améliorations à faire, a mentionné M. Pelletier en entrevue avec La Terre.

Pour la question du dépeuplement, on a fait du progrès. D’ici le mois de mars, on a cinq abattoirs qui seront équipés pour faire de l’abattage humanitaire. Mais on a un enjeu financier majeur, car les éleveurs ne seront pas en mesure de payer les frais très élevés reliés à l’abattage, au transport et à l’enfouissement des carcasses de porcs invendus pour leur viande.

Martin Pelletier

Un soutien gouvernemental est attendu à cet égard, a-t-il spécifié.

L’EQSP collabore également avec le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec pour cibler des sites d’enfouissement sécuritaires pour les carcasses en cas de dépeuplement massif. 

Présentement, le Canada et les États-Unis sont exempts de cette maladie, qui a par ailleurs dévasté plusieurs élevages porcins en Europe, en Asie et, plus récemment, dans les Caraïbes.