Le début des récoltes de soya fait sourire des producteurs pour les rendements obtenus. L’étudiant Félix Isabey, lui, se réjouit de sa première expérience au volant d’une batteuse. Photos : Martin Ménard/TCN
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S'abonner maintenantSAINT-HYACINTHE – Le 17 septembre, une moissonneuse-batteuse attirait l’attention, dans un champ de soya de Saint-Hyacinthe, en Montérégie, pour son rythme très lent d’avancement. Y avait-il trop de soya pour les capacités de la machine? Non, c’était plutôt Félix Isabey qui conduisait cette imposante machine pour la première fois de sa vie, lui qui fait partie d’un groupe de 14 étudiants inscrits au programme de grandes cultures de l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe (EPSH).

Bien concentré sur la tâche, Félix regardait de chaque côté pour ne manquer aucun brin de soya. « C’est vraiment le fun à conduire. Tu dois aller doucement pour pas que ça bourre, car il y avait beaucoup de tiges vertes. Mais j’ai vraiment aimé ça. J’en ferais plus », dit celui qui suit cette formation en vue de prendre la relève de la ferme de son grand-père à Saint-Mathias-sur-Richelieu. Est-ce qu’il réussira son évaluation de conduite de la moissonneuse? Son enseignant, Jean-Sébastien Roy, indique que plusieurs aspects sont évalués afin que l’étudiant devienne un opérateur compétent.
Il doit maîtriser tout le fonctionnement de la machine, les ajustements à effectuer advenant telle perte de grain, tous les points de graissage et niveaux d’huile à vérifier, etc.
Et en secret, l’enseignant confirme à La Terre qu’il a octroyé une bonne note à Félix. « C’est un étudiant qui veut apprendre et qui fait ce qu’il faut. »