Les Producteurs en serre du Québec ont obtenu leur accréditation pour créer une chambre de coordination et de développement qui représentera à la fois les producteurs de fruits et légumes et les producteurs spécialisés en horticulture ornementale. Les producteurs de cannabis et les producteurs forestiers en seront exclus. Photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantAprès plus d’une décennie de démarchage et de discussions, voilà que Les Producteurs en serre du Québec (PSQ) viennent d’obtenir l’aval de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec pour créer leur chambre de coordination et de développement (CCD).
Cette décision, rendue au début mars, leur permettra de collecter une contribution déterminée auprès des producteurs serricoles. Les fonds ainsi récoltés serviront à la promotion, à la recherche et à l’innovation de la production serricole du Québec.
On est très heureux. C’est important parce que la production en serre a presque doublé depuis cinq ans au Québec. Les enjeux ont changé, et il faut se positionner par rapport à la production qui vient de l’extérieur. »

La première étape du processus consiste à mettre sur pied un comité de gouvernance et à déterminer ses règles de fonctionnement. Le tout sera soumis pour approbation à la Régie d’ici l’automne. « [À ce comité], on pense avoir six producteurs serricoles et cinq organisations externes, en amont ou en aval de la production, comme l’Association québécoise des fruits et légumes ou Harnois, un fournisseur », dit André Mousseau, tout en précisant que le cadre de gouvernance sera toutefois soumis aux producteurs en serre, afin de recueillir leur point de vue.
Il est également envisagé que le comité comprenne deux vice-présidences consacrées chacune aux deux principaux secteurs, à savoir la production de fruits et légumes et l’horticulture ornementale. « Québec Vert a aussi déposé une demande pour une chambre de coordination. Bref, c’est tout ça qui est sur la table », ajoute André Mousseau, en référence au regroupement consacré à l’horticulture ornementale dont les PSQ font partie.
L’étape suivante consistera à déterminer les modalités de financement, qui seront aussi soumises à la Régie.
On vise une contribution de 1/1000 des ventes serricoles nettes admissibles à La Financière agricole, soit un total de 400 M$ à l’heure actuelle, mentionne le président. On parle donc d’un budget de 400 000 $ pour la base. Ça va nous permettre d’initier des choses. Après, on pourra aller chercher des sous d’autres partenaires, comme des subventions gouvernementales au fédéral et au provincial ou la contribution d’entreprises.
Si tout se passe comme prévu, les entreprises agricoles qui recensent 50 000 $ et moins de revenus admissibles en production en serre n’auraient pas à faire de contribution obligatoire. « Dans ces gens-là, il y en a par exemple qui utilisent leur serre pour des semis pour leur culture en champs, explique M. Mousseau. Ils ne gagnent pas leur vie en vendant directement ce qui pousse dans leur serre. »
En ce moment, les PSQ comptent 126 membres, mais la chambre de coordination ratissera beaucoup plus large. On vise entre 300 et 500 contributeurs à la CCD. « C’est environ la moitié des 1 200 agriculteurs qui font de la production en serre au Québec », précise le président de l’organisation. La mise en marche de la chambre de coordination et de développement est prévue pour 2025.