Les canards et autres produits transformés par l’entreprise Canards du Lac Brome risquent de se faire de plus en plus rare sur les tablettes des épiceries. Photo : Canards du Lac Brome
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S'abonner maintenantAvec trois de ses 13 sites d’élevages infectés par l’influenza aviaire de type H5N1, soit ceux de Saint-Claude, de Knowlton et de Wotton en Estrie, l’entreprise Canards du Lac Brome estime que ses activités cesseront d’ici les cinq prochaines semaines et qu’une reprise n’est envisageable que dans un horizon aussi lointain que 10 à 12 mois.
« La marche est trop haute et ce n’est que collectivement que nous pourrons relancer ce secteur qui a fait ses preuves en termes de retombées », a lancé dans un cri du cœur la directrice générale Angela Anderson, par voie de communiqué le 20 avril. Celle-ci demande l’aide des deux paliers gouvernementaux pour aider l’entreprise à traverser cette épreuve qu’elle qualifie d’inimaginable. « Après deux incendies majeurs, le contexte difficile de la COVID-19 dont nous nous sommes relevés au cours des dernières années, nous pensions vraiment avoir tout vu », écrit-elle.
Quelque 150 000 oiseaux devront être abattus et 300 travailleurs risquent de perdre leur emploi d’ici quelques semaines, puisque l’un des trois sites infectés en est un de reproduction des canards et permettait de pourvoir les autres sites d’élevage en canetons.
Actuellement, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a pris en charge les trois élevages infectés pour éliminer tous les oiseaux et désinfecter les installations. Les mesures de biosécurités sont rehaussées pour tous les élevages situés dans un rayon de 10 km de ces trois sites, et tous les transports d’oiseaux, de leurs produits ou de sous-produits ne peuvent se faire dans ces zones sans un permis spécial.
Canards du Lac Brome élève 350 000 canards sur la totalité de ses sites. Pour l’ensemble des créneaux qu’elle occupe, incluant les produits transformés, l’entreprise dit détenir 60 % du marché canadien.