Élevage 21 mars 2022

Grands gibiers : l’étude sur les coûts de production reportée à la fin de 2022

Faute de producteurs volontaires, l’étude des coûts de production de la filière des grands gibiers effectuée par le Centre d’études sur les coûts de production en agriculture (CECPA) a été reportée d’un an. En assemblée générale annuelle le 9 mars, la Fédération des éleveurs de grands gibiers du Québec a invité les quatre associations qui la composent à en faire la promotion auprès de leurs membres respectifs afin de faire aboutir le projet.

Les responsables du projet au CECPA, Julie Plamondon et Manon Lepage, ont souligné que le recrutement des producteurs avait été laborieux l’automne dernier. « Actuellement, on a trois entreprises de bisons sur six visées, trois entreprises de wapitis sur six visées, cinq entreprises de sangliers sur six et six entreprises de cerfs rouges sur six, a mentionné Mme Plamondon. Même si on faisait le tour des gens qu’on a maintenant, on n’arrive pas à vous faire une étude qui est assez précise. » Les éleveurs réunis virtuellement ont exprimé le souhait de voir l’étude réalisée le plus rapidement possible, même si leurs périodes de disponibilité pour rencontrer les intervenants du CECPA sont plus importantes entre novembre et mars. La collecte de données dans les fermes reprendra au printemps prochain.

Table sur les viandes de spécialité

La Table de développement des grands gibiers, qui a vu le jour en 2021, sera élargie aux producteurs de lapins, de canards, d’oies et de chèvres de boucherie. Cette dernière sera renommée Table de développement des viandes de spécialité. La deuxième vice-présidente de l’Union des producteurs agricoles, Stéphanie Levasseur, a expliqué que les problèmes d’abattage vécus dans la filière des grands gibiers étaient semblables à ceux des autres productions. « On pense que le fait de partager des enjeux communs, de faire des discussions avec des réalités autres, d’éclater le champ des possibles peut [faire du] bien. Il y a même de l’intérêt au niveau de la distribution pour valoriser le secteur des grands gibiers et des autres viandes de spécialité », a-t-elle indiqué. Le producteur de sanglier Éric Leboeuf trouve décevant que la filière ne se soit réunie qu’à deux reprises dans la dernière année avant d’effectuer des changements. Les intérêts des éleveurs de grands gibiers auraient été mieux servis autour d’une table qui leur était exclusivement consacrée, selon lui. « Je nous sens dilués », a-t-il dit. Au contraire, le président de l’Association de cerfs rouge du Québec, Gaétan Lehoux, a soutenu qu’ensemble, les différentes filières auront davantage de poids pour défendre leurs intérêts.

La première réunion du nouveau comité est prévue à la fin mars.