fbpx
Le SAMI 4.0 est pour l'instant destiné à la récolte de brocolis, mais sa vocation pourrait changer avec le temps. Photo : Caroline Morneau/TCN

Le SAMI 4.0 est pour l'instant destiné à la récolte de brocolis, mais sa vocation pourrait changer avec le temps. Photo : Caroline Morneau/TCN

Pour que les robots soient plus accessibles

Divers prototypes de robots intelligents destinés au maraîchage voient le jour au Québec et ces technologies sont appelées à se développer davantage, croit Marilou Cyr, directrice de la Zone Agtech, un lieu d’innovation et de maillage stratégique situé dans Lanaudière. Comme le coût élevé de ces robots est un frein pour plusieurs agriculteurs, elle prévoit par exemple que les ingénieurs travailleront à rendre leur invention plus polyvalente.

« Pouvoir acheter un seul robot qui fait tout, c’est plus alléchant pour les producteurs que devoir acheter plusieurs robots qui ne peuvent effectuer qu’une seule tâche », croit Mme Cyr. Ainsi, des robots a priori développés pour le désherbage pourront aussi servir à la cueillette de légumes et vice versa, anticipe-t-elle. Le SAMI 4.0, d’abord conçu pour la récolte de brocolis, sera par exemple adapté sous peu à la cueillette d’autres légumes comme la laitue, indique Éric Lapalme, propriétaire de Lapalme Agtech. Le robot pourrait aussi être en mesure d’effectuer d’autres tâches, notamment du désherbage ou de la compilation de données en temps réel sur la présence d’insectes aux champs, le taux d’humidité ou le stade de maturité des plants.

Partage de robots

Selon Marilou Cyr, les gros producteurs maraîchers qui disposent de plus de moyens seront les premiers à faire l’acquisition de robots intelligents. Pour donner plus de chances aux petits joueurs d’emboîter le pas, elle suggère la mise en place d’initiatives favorisant le partage de robots entre agriculteurs et permettant de diviser les coûts. « Ça prendrait plus de coopératives d’utilisation de matériel agricole. L’utilisation en commun de machineries, ça se fait déjà. On pourrait faire la même chose pour les robots », estime-t-elle.